trieste – interrail #3

6 septembre

L’article concernant Trieste sera bref. On a décidé d’aller à Trieste car on pouvait y aller avec notre pass interrail et c’était seulement à un peu plus d’une heure de Venise. Cela devait être un de nos stops au début, mais finalement on n’avait pas le temps. Du coup, on s’est dit « pourquoi pas y passer la journée ? » et nous voilà parties tôt le matin direction Trieste…

Qu’est-ce que nous en avons retenu ? Que nous aurions peut-etre mieux fait de rester à Venise car ce que nous avons pu voir de Trieste n’était pas magnifique (comparé à Venise), évidemment si nous avions eu une voiture, nous aurions pu nous balader dans les environs et peut-etre que cela aurait été différent,peut-etre qu’on aurait vu des jolies plages et des jolis paysages, mais là non…

Je retiens surtout cette danseuse et ces musiciens plein-e-s de vie, ainsi que le bon café italien que nous avons pu boire en terrasse au soleil avant de retourner sur Venise et d’y finir la journée.

Morale : N’allez à Trieste que si vous savez vraiment ce qu’il y a à faire et que vous pouvez vous balader dans les environs pour aller vous baigner par exemple.

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venezia – interrail #2

du 4 au 7 septembre

Après un voyage interminable – nous sommes parties de Mulhouse peu après 7h du matin et passées par toute la Suisse – nous sommes arrivées dans la belle Venise en début de soirée, le soleil commençait doucement à se coucher. La vue en arrivant était magnifique. En effet, nous avions trouvé une auberge assez abordable dans Venise même. Nous sommes restées trois nuits, du lundi au jeudi matin. Sur nos deux jours pleins, nous en avons passé un à Trieste (ce sera donc l’objet du prochain article !).

Comment décrire Venise ? Comment décrire une beauté indescriptible ? Comme nous avons eu l’habitude de l’appeler durant ces quelques jours, Venise est une ville-musée. On peine à croire qu’une vie réelle y soit possible. Pourtant il y a quelques habitants et même une université. Mais la ville est si pleine de touristes (surtout début septembre, c’était encore assez plein) qu’aucune de nous ne s’imaginait vivre ici.

Mais Venezia est réellement une ville magnifique, tout est splendide. Tu prends une rue, tu tournes la tête et tu es tout de suite émerveillé-e. Tu montes un pont, tu regardes à droite, à gauche, et tu en perds les mots tellement c’est beau. Tu peux tout faire à pied ! En revanche, vive les applications gps pour smartphone, car avec les centaines de Calle et Campo et que sais-je encore, tu as vite fait de te perdre. Mais quand tu te perds, tu découvres des lieux superbes.

Alors si vous y allez, je vous conseille plutôt fin septembre peut-être, pour éviter les touristes. Je vous conseille aussi de simplement vous balader et vous laisser vous perdre au travers des petites ruelles. En amoureux, ça doit pas etre pas mal aussi. On a bien observé et les célibataires se comptent bien sur les doigts de la main.

Si vous voulez manger une bonne glace, genre vraiment bonne (mais pas végane, j’avoue m’être beaucoup limitée au végétarien durant ce voyage, mais je vais reprendre la main), allez chez Venchi (au final leurs sorbets sont sûrement véganes). Et si vous voulez un apéro pas cher (vraiment pas cher !! surtout pour Venise !), alors rendez-vous Osteria Al Squero (Dorsoduro 944 selon le ticket de caisse que j’ai gardé), ils vendent des petites tartines et du vin à partir de 2€ le verre à peu près, et l’Aperol Spritz était à 2,50€…

Je retiendrai donc de Venise la beauté, le charme, le soleil, et les Aperol Spritz au bord de l’eau.

quésako – interrail 2017 #1

Du 4 au 24 septembre 2017
Venise – Rome – Vienne – Budapest – Cracovie – Varsovie – Berlin

Comme vous en avez sûrement déjà toutes et tous entendu parler, le 4 septembre prochain commence mon Interrail avec Mélanie.

Déjà, qu’est-ce qu’un Interrail ? Il s’agit d’un voyage en train en Europe. En mars dernier, lors des annuelles promotions qu’offrent le site, nous avons acheté nos Global Pass permettant de voyager dans toute l’Europe. Pour faire court, vous avez le choix entre plusieurs formules. D’abord vous avez le choix entre un Global Pass ou un One Country Pass, selon si vous souhaitez visiter plusieurs villes/pays d’Europe ou découvrir un seul pays. Et ensuite, selon ce que vous souhaitez, vous pouvez choisir de voyager non-stop quelques jours ou quelques semaines, ou seulement de voyager un nombre de jours donné (par exemple 5 jours de voyage sur une durée de 10 jours). Nous nous sommes décidées pour 3 semaines de voyage non-stop. Finalement, nous voyagerons un peu moins pour raisons personnelles, mais le voyage n’est guère raccourci que de quelques jours. Le plan initial contenait la visite des Îles Grecques, mais l’Interrail devant être raccourci, nous avons décidé de visiter ces Îles durant un autre voyage, pour avoir le temps de les découvrir comme il se doit !!

Nous avons décidé d’être hébergées le plus possible grâce au Couchsurfing. Solution économique et sûrement sympathique (ce sera ma première fois) de se loger durant un voyage ! Comme l’Italie est notre première étape, on y a réservé des auberges (surtout qu’il paraît que celle à Rome est géniale, elle nous a été chaudement conseillée !).

Pour chaque étape, un article (ou plusieurs) sera publié sur ce blog dans cette section consacrée à notre Interrail (peut-être après l’Interrail, peut-être pendant, rien n’est encore sûr car je ne vais pas m’encombrer de mon ordi).

Où allons-nous ? Quand y allons-nous ? Pour combien de temps ?

Le 2 septembre, je vais quitter Berlin après deux mois de stage. Mélanie venant d’Alsace, mes parents me déposeront là-bas en rentrant chez eux après une petite semaine de visite dans la ville dont je suis amoureuse. Nous partirons le 4 septembre pour une première étape : Venise. La magnifique Venise. Nous avons réservé une petite auberge en plein centre… J’ai hâte ! Ensuite, nous reprendrons la route direction Rome et ses vestiges. Là-bas, nous allons réserver dans une auberge de jeunesse qui nous a été conseillée. Puis, nous changerons de destination et irons à Vienne où un Couchsurfer a gentiment accepté de nous héberger. Après Vienne, nous rejoindrons Budapest ! Là-bas aussi, nous « couchsurferons ». Suite à notre étape hongroise, nous changerons encore de pays pour aller à Cracovie où le Couchsurfing nous offre un lieu où dormir. Puis, nous roulerons vers Varsovie qui sera l’avant-dernière étape de ce voyage (encore du Couchsurfing !). Nous rejoindrons enfin Berlin, dernière étape de ce périple où Mélanie reprendra pour Mulhouse tandis que je resterai quelques jours avant de rentrer chez moi également profitant des derniers jours de trajet restants de mon Pass.

Voilà voilà comment s’annonce notre voyage… Et je dois vous dire que j’ai vraiment très très hâte de vivre ça ! De partir, voir du pays, changer d’air !

Bon, évidemment, vous me connaissez, ce voyage va de pair avec des photos sur instagram, des petites storys snapchat, etc. Enfin vous me connaissez. Du coup, je vous invite à nous suivre sur mon compte et le compte de Mélanie où des photos seront régulièrement postées. Je ne sais pas si on sera amenées régulièrement à faire des voyages ensemble, donc j’ai décidé de ne pas créer de compte spécifique car ce serait un peu too much haha. Mais voilà, suivez-nous sur les réseaux sociaux si vous voulez aussi un peu changer d’air par procuration.

Twitter, Instagram Ju & Mel, Snapchat julyyym
Hashtag : #INTERRAILMJ2017
Oui, j’adore tous ces petits trucs de communication, genre créer des hashtags, etc. Désolée.

J-5 avant de vivre à crédit

Je vois passer beaucoup d’articles sur le fait que l’humanité va commencer à vivre à crédit. Les cris d’alarme se font de plus en plus fort. Mais fait-on réellement quelque chose ? Trop habitué-e-s à notre confort de vie occidentale.

C’est facile de critiquer Trump sur l’accord de Paris quand on ne fait rien. Je vais faire ma rabat-joie végane, mais parfois il faut dire les choses. Surtout aujourd’hui, nos ressources auraient pu être utilisées à meilleur escient. Et préservées. Quand on sait que l’élevage de bétail dans le monde est responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde (Rapport FAO 2013), pourquoi on continue ?  Quand on estime que 70% des surfaces agricoles sont destinées à nourrir ce même bétail (même rapport), alors que 795 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde (fr.wfp.org/faim/faits-et-chiffres) ? Et que pour continuer à nourrir ces bêtes, on est obligés d’abattre des forêts entières, forêts qui absorbent le dioxyde de carbone et aident au bon fonctionnement de notre planète, mais non, c’est trop dur de renoncer à son petit steak haché. 15% des émissions de gaz à effet de serre seraient le résultat de cette déforestation (worldwildlife.org/threats/deforestation).

Retenez bien ceci : „Every time we eat, we are making a political choice, and we are impacting upon the lives of people around the world, on the environment, biodiversity and the climate” (Adrian Bebb).

Oui, ce n’est pas facile de se passer de sa voiture quand on doit aller travailler, oui, on ne peut pas tout changer dans sa vie. Mais la viande ? Les produits animaux ? En avez-vous vraiment besoin ? Posez-vous la question. Vous allez me dire, mais oui mais moi je mange bio, donc ça va. Petit graphique :

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Bon, il est en allemand, mais il montre la différence entre les parcours équivalents en km parcourus par la viande conventionnelle ou biologique. Evidemment, le bio c’est mieux. Mais maintenant, ce n’est plus assez. Le 2 aout, les ressources que notre planète peut renouveler en un an seront épuisées. Chaque année, la sentence tombe, mais à des échéances de plus en plus proches.

Et vous allez aussi me dire, ouais mais vous, vous mangez plein de trucs importés et c’est pas forcément mieux. En ce qui me concerne, ce que je mange de pire c’est surement l’avocat. Et selon ce super calculateur http://www.bonpourleclimat.org/calcul-empreinte-carbone/ :

Pour 100g d’avocat venant de très très loin et totalement hors saison, l’empreinte carbone restera toujours plus faible que pour 100g de blanc de poulet local (418g de CO2 contre 479). Par contre si on compare à 100g d’agneau, l’addition est plus salée : 3304 g de CO2 ! Et il est local !! Et pour 100g de bœuf, 2867…

Si les dégradations causées par la pêche vous intéressent également : https://www.notre-planete.info/environnement/eau/ressources-marines.php#

Libre à vous ensuite de mener vos propres recherches et voir ce qui nous attend…

Bref, vous n’êtes pas obligé-e-s de considérer les animaux comme des êtres vivants à part entière ayant le droit de vivre leur belle vie. Mais vous devez prendre conscience de la planète sur laquelle on vit actuellement. Elle n’est pas juste là pour être exploitée et vous permettre de vivre une belle vie dans l’abondance (Car déjà vous êtes surement des privilégié-e-s, et il y a plein de gens qui meurent de faim pour que vous puissiez avoir votre steak tartare). Car une fois qu’il n’y aura plus rien, il faudra vivre avec, et si vous voulez mon avis ça va pas être joli joli si vous vous mettez pas maintenant à y penser un petit peu, voire beaucoup.

P.S . : Je ne suis pas du genre à engueuler les gens quand ils mangent des POA. Je ne suis du genre à vous faire un scandale si vous commandez du poisson au restaurant avec moi. Et si on m’invite et qu’il a déjà été fait l’effort de cuisiner végétarien, je ne dis pas non et ne m’indigne pas. Je ne suis pas du genre à faire la morale habituellement. Et généralement, je discute de tout ça calmement avec mes ami-e-s, mais là, il fallait un peu que ça sorte, car je suis vraiment en colère contre nous. Oui contre moi aussi. Car je pourrais faire plus d’efforts, je pourrais arrêter de partir loin et de prendre l’avion. Je pourrais arrêter de craquer sur des fringues pas chères fabriquées je ne sais ou. Je pourrais arrêter d’utiliser autant mon ordi, mon portable, tous ces gadgets qui finalement polluent aussi. Mais le problème, c’est que moi aussi je suis habituée à ce petit confort de vie occidentale. J’ai l’impression de faire quelque chose en refusant les POA, mais pas assez. Mais au moins je fais quelque chose. Et croyez-moi, y  a pire que de manger du houmous ou des lentilles corail dans la vie : Y a l’état de la planète. Et on pourrait continuer à parler de plein de choses, de l’énergie, de la croissance à tous prix, la surconsommation, etc. Notre société doit changer.

la fin

Mon vol pour Berlin a été annulé. Mon stage commence lundi, soit demain techniquement, mais tout va bien. J’ai substitué le train à l’avion. Il y avait un triathlon à Paris ce matin, j’ai dû continuer le chemin à pied. Je ne sais pas ce qui m’attend à Berlin, mais j’espère que tout ira bien !!

En fait, on dirait que cette année ne veut pas se finir. Mais quelle année improbable, c’est peut-être l’heure pour le Feedback. Je crois que je suis aussi triste qu’heureuse que ce soit fini.

 

Faut dire que ces dix mois n’ont pas manqué de rebondissements. Y a le côté positif avec les associations (les Végépalien-ne-s keurkeurkeur), les copains, l’Allemagne. Puis le négatif avec les rattrapages, le mémoire, la vie parfois. Puis maintenant, j’ai mon stage à Berlin au Bundesministerium für Umwelt, Naturschutz, Bau und Reaktorsicherheit (le ministère de l’environnement allemand si vous voulez, je me la pète juste un peu). Et en même temps, j’crois que je suis à une période un peu charnière de ma vie où je me demande ce que je veux vraiment et où mes échecs remettent en question tous mes actes, toutes mes décisions. Mais bon, en même temps, on est jeunes et on a le droit de se tromper, de pas réussir du premier coup, d’avoir des doutes, des interrogations.

Au revoir 🌙

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Bref, pour conclure, cette année fut difficile à commencer presqu’autant qu’elle fut triste à terminer. Parce que c’est la fin d’une autre époque. Tous les ans, c’est pareil. Tous les ans, je déménage. Tous les ans, je vis des trucs fous et riches. Et tous les ans, je dois repartir. C’est dommage qu’on se rende compte de tout ça seulement à la fin. Mais toutes les meilleures choses ont une fin. Et ce qui m’attend aujourd’hui promet d’être tout aussi cool, tout aussi riche. Et c’est ça, le plus important.

 

pourquoi voter

Pourquoi j’hésite entre le vote blanc et l’abstention ? Pourquoi aucun candidat n’arrive à me convaincre d’aller voter ?

Pour parler des favoris…

Il est clair que je ne voterai jamais Fillon, ni Le Pen, même si un second tour les oppose. Je ne me résoudrai pas à voter « utile » pour désigner le moins pire. Et honnêtement, entre Le Pen et Fillon, lequel des candidats est vraiment le pire ? Cela reste à prouver. Soit, Fillon a sa famille politique, LR, qui ne sont pas tous d’extrêmes conservateurs horripilants. Mais entre les deux, je ne veux pas choisir. Macron ? Hors de question. Cela ne correspond pas à mes idées, ni mes convictions. Encore une fois, marre du « vote utile ». Quand je vois le regret de mes parents à avoir voté utile en 2002, c’est non merci. Et Hamon alors ? Le PS est sclérosé. Bon, je ne suis pas politicienne, ni politologue. Soit, je trouve le projet du revenu universel très intéressant. Mais il est déjà revenu sur les modalités, et qui nous dit qu’il n’y reviendra pas encore. Certes, Hamon était un frondeur, mais Hamon, c’est toujours le PS et il ne peut agir seul. Ensuite, on me vante beaucoup les mérites de Mélenchon et son projet. Il est vrai que son programme est intéressant. Mais sa vision de l’Europe ne me correspond pas du tout. Je suis européenne, je vis entre la France et l’Allemagne et vis au quotidien ce que l’Europe nous permet de vivre. Remettre en question l’Union européenne est peut-être nécessaire, mais pas comme ça. Pas de manière si drastique. Mais encore une fois, je ne suis pas spécialiste et n’ai pas non plus lu chaque mot de chaque programme pour savoir que je voterai peut-être blanc, ou que je n’irai pas voter.

Pourquoi m’abstenir ? Car il faut revoir le système entièrement. Avant de s’intéresser à l’Europe, il faut peut-être s’intéresser d’abord à notre pays. C’est clair qu’il faut sortir de la Ve République, sur ce point-là je rejoins Hamon et Mélenchon. Mais il y a plus que ça. Le système ne va plus. Ras-le-bol que toutes les décisions viennent d’en haut. Ras-le-bol que nous ne puissions rien dire. Est-ce que votre vote compte vraiment ? Est-ce que vous pensez vraiment que mettre votre bulletin dans une urne va remplir votre devoir de citoyen ? Vous allez sortir en vous frottant les mains « c’est bon j’ai voté, tout va bien, je peux retourner à mes occupations » ? Le vote blanc n’est même pas comptabilisé (et j’espère qu’il le sera un jour). Alors pourquoi aller voter blanc si on peut s’abstenir ? Pourquoi se déplacer pour une élection qui n’est que mascarade ? Est-ce qu’après on vous demande votre avis ? On se souvient de la loi Travail passée grâce au 49.3, c’est ça la démocratie ? Et vous pensez vraiment que les candidat-e-s de cette année changent des élections précédentes ?

C’est à notre échelle qu’il faut agir. Engagez-vous, faites la révolution, luttez contre les inégalités. Mais arrêtez de croire que votre vote a un réel poids. Enfin vous pouvez le croire, mais je pense que c’est faux. A Sciences Po, on apprend beaucoup de choses. On apprend que dans les textes ça se passe comme ça, que pour sauver l’environnement il y a des solutions très simples, etc., mais que dans la réalité, ce n’est pas pareil. Vous savez ce qu’on dit, la théorie et la pratique… Tout n’est que course au pouvoir. Alors moi, je suis engagée, je crois en mes idées, je crois en l’Europe, je crois qu’on peut sauver la planète et réduire les inégalités en même temps, je crois qu’on a les moyens d’agir, mais le vote n’en est pas un. Le vote est une illusion.

Vous êtes libres de penser ce que vous voulez ! Depuis que je ne mange plus de produits  d’origine animale, j’ai l’habitude des avis contraires, et tant mieux, c’est important, le débat. Pourquoi me déplacer pour un système pourri pour mettre un papier blanc dans une urne ? Voilà ce que je crois, le printemps 2017 n’est qu’un grand théâtre.

roman #4

Ma dernière lecture revêt sûrement une grande importance dans le monde du végétarisme et du véganisme. Je viens de commencer La libération animale de Peter Singer, qui va sûrement me prendre quelques mois puisque je lis beaucoup trop peu pour moi-même pendant les périodes de cours. Mais cette nouvelle lecture se trouve dans la continuité de mon processus de réflexion et de celle que je viens de finir dans l’avion me ramenant en France hier : Faut-il manger les animaux ? Par Jonathan Safran Foer (sorti en 2009 aux USA, en 2011 en France).

Jonathan Safran Foer est un jeune écrivain américain – oui d’accord il va avoir 40 ans cette année, mais la vieillesse est relative… Cet auteur est connu notamment pour ses premiers romans comme Tout est illuminé de 2002. Je ne l’ai pas lu, mais il paraît qu’il est très bien. Faut-il manger les animaux ? comme son titre l’indique essaye de répondre à une question très précise, en tout cas d’argumenter sur une question très précise. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Jonathan Safran Foer ne fait pas une critique extrêmement dure des consommateurs de viande, n’essayent pas de propager sa vision des choses, mais aborde ces sujets (la consommation de produits animaux, le problème de l’élevage industriel, les conditions de vie et de mort des animaux élevés, etc.) de manière très neutre et objective selon moi. Il expose des faits, des données, des événements réels, relate des entretiens avec des propriétaires d’élevages, des végétariens, des activistes, etc. Il ne s’intéresse pas à un seul point de vue, essaye de comprendre pourquoi, comment, qui. 

Et j’ai envie de citer un passage, au tout début du livre (pp.25-26 de l’édition de poche) qui me semble très intéressant, qui en dit long sur la conscience que nous avons de notre consommation de viande actuelle : 

« Presque toujours, quand je disais à quelqu’un que j’écrivais un livre sur la consommation des animaux, cette personne en concluait, sans même avoir la moindre idée de mes opinions, que ce serait un plaidoyer pour le végétarisme. C’est là un préjugé extrêmement révélateur, un a priori qui traduit non seulement la conviction qu’une enquête minutieuse sur l’élevage des animaux inciterait n’importe qui à renoncer à manger de la viande, mais aussi que la plupart des gens savent déjà que ce serait la seule conclusion à en tirer. »

J’ai beaucoup apprécié ce roman, car il ne s’agit pas seulement d’un roman en fait, il s’agit d’une réflexion importante sur un problème grave de notre société, un bouquin extrêmement facile d’accès et à comprendre, un incontournable selon moi ! Evidemment, Jonathan Safran Foer traite de l’Amérique, des Etats-Unis et non pas de l’Europe, mais est-ce que cela change vraiment quelque chose lorsqu’on voit les vidéos publiées par L214 ? Les témoignages d’employés espagnols dans des abattoirs ? Non pas vraiment.

En tout cas, vraiment, si vous êtes sceptiques sur les raisons du végéta*isme ou véganisme, s’il-vous-plaît, prenez le temps de lire ce livre, il n’est pas si long, tout à fait intéressant et très documenté. Je ne cherche pas à vous convaincre à passer à l’acte car évidemment, je sais que je vais me heurter à de grosses difficultés avec ma seule voix, mais prenez le temps de lire, juste lire.

A la Fnac à partir de 5,85€ d’occasion.