roman #1

Ce soir, je vais vous présenter un de mes livres favoris que j’ai également emmené en Allemagne. Je vous rassure, j’ai réduit la quantité de bouquins emportés par rapport à ceux que j’avais transportés de Reims à Lille… considérablement ! Ce soir, je vais donc vous parler de Rien ne s’oppose à la nuit, par Delphine de Vigan. Cela fait déjà un petit moment que je l’ai lu et aussi qu’il est sorti (2011 si je ne m’abuse). Delphine de Vigan frise maintenant la cinquantaine (rien de cynique là-dedans je vous assure), elle a le même âge que mon père. Elle a déjà écrit plusieurs ouvrages et j’en ai lu quelques-uns comme Jours sans faim, Les Heures souterraines, No et moi (qui a d’ailleurs été adapté au cinéma) ou encore Les Jolis Garçons. Cette année est paru D’après une histoire vraie, roman qui a obtenu le Prix Renaudot et que j’aimerais beaucoup lire (idée de cadeau de Noël adressée à mes proches… *clin d’oeil soutenu*). Bref, Delphine de Vigan est une auteure que j’apprécie et que je connais donc un peu par ses oeuvres.

Rien ne s’oppose à la nuit dans son édition originale vous fera peut-être peur par ses 436 pages (je sais que certains aiment peu les romans longs), mais je vous assure qu’il faut aller au-delà. Ce n’est pas pour rien que le roman sera récompensé par plusieurs prix (prix du Roman Fnac 2011, prix Renaudot des Lycéens 2011, prix France Télévisions Roman 2011, et aussi prix de l’héroïne de Madame Figaro 2012, prix des lycéennes de ELLE 2012 et Grand Prix des Lectrices ELLE 2012).

Bien sûr si vous recherchez le comique, les fous rires à chaque coin de page et une histoire posée, tranquille, sans encombre, sans mystère, sans surprise, sans ambiguïté, je vous conseille de passer votre route, car Rien ne s’oppose à la nuit est loin d’incarner une source de joie. C’est un roman profond, fort, mais surtout, terrible. Comme souvent dans ses écrits, Delphine de Vigan laisse paraître à travers ses mots, ses phrases une part de sa personnalité, de son histoire. Dans Rien ne s’oppose à la nuit, elle nous en livre une (très) bonne part. Une bonne part de cette histoire douloureuse, déchirante, tourmentée où les blessures que l’on subit au cours de sa vie, qui commencent dès l’enfance sont explicitées, décrites, simplement racontées comme de banals événements. Non pas que l’histoire soit forcément banale et que Delphine de Vigan soit banale, oh non, loin de là, mais il n’y a pas de distance. Le lecteur se sent concerné. JE me suis sentie concernée. J’ai pleuré au cours de ma lecture. J’ai ressenti ces émotions torturées, cette douleur qui est parfois silencieuse mais qui existe. Le titre est déjà très indicateur quant à la teneur de l’histoire. Rien ne s’oppose à la nuit, rien ne s’oppose aux ténèbres, rien ne vient contrer l’obscurité. Les côtés sombres de nos vies, de nos passés, de nos histoires personnelles ressortent toujours et nous hantent perpétuellement. Et l’histoire de cette mère bipolaire, qui s’est suicidée et qui laisse une fille, Lucile, hantée par cette dernière, par ses souvenirs, nous touche, nous émeut, ne nous lâche pas une seule seconde. On ressent la douleur et on vit l’obscurité lors de la lecture, mais pour rien au monde, on n’arrêterait. Comme quoi la solitude n’est voulue par personne, mais nous préoccupe tous et on veut savoir pourquoi cela finit toujours mal, qu’est-ce qui nous pousse à lutter ou non, à travailler là-dessus ou pas.

Rien ne s’oppose à la nuit est un livre formidable et il existe d’occasion dès 2,85€ en format poche à la Fnac et se trouve également très certainement en bibliothèque, alors (tant que vous n’êtes pas dans une phase suicidaire) courez vous le procurer, car mon avis n’est qu’un avis et en rien une critique ou quoi que ce soit dont je pourrais me vanter être capable de faire. Forgez-vous le vôtre, j’espère vous avoir donné envie de lire.

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