roman #3

Voici donc ma troisième recommandation littéraire. On peut appeler ça ma lecture de l’été puisque je l’ai littéralement commencée fin mai/début juin et fini en août (mais oui je sais que l’été ne commence que le 21 juin). Je m’améliore : seulement cinq entre ma dernière recommandation et celle d’aujourd’hui. Il s’agit de La Bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald.

Katarina Bivald est une écrivaine suédoise. La Bibliothèque des cœurs cabossés est son premier roman paru en 2015. Je l’ai reçu pour mon anniversaire il me semble. Mais n’ai fini de le lire qu’en août car en fait, la vie d’étudiante, c’est très très prenant – même pendant les vacances. Cependant La Bibliothèque des cœurs cabossés est un très bon roman, plutôt un très joli roman. Un roman tout doux.

L’héroïne du roman de Katarina Bivald est également suédoise et libraire de profession. L’auteure a elle-même travaillé dans une librairie. Je ne connais pas Katarina Bivald, mais je pense que l’héroïne, Sara Lindqvist, lui ressemble fortement. Je suis de toute façon de l’avis que les héroïnes et héros de romans, de nouvelles, de bandes dessinées ont toujours une part de l’auteur en eux et reflètent toujours un peu la personnalité de ceux qui les créent. On ne crée – selon moi – jamais indépendamment de sa personnalité, de sa façon de voir les choses et le monde, même si on veut rester le plus neutre possible du monde. Un personnage fictif est toujours inspiré par nos propres impressions de la vie. Bref. Je m’éloigne. Quoi qu’il en soit, je pense que l’héroïne ressemble à l’auteure.

Sara est donc une Suédoise un peu timide et maladroite sur les bords. Son unique passion : les livres. Elle entretient depuis un bout de temps une correspondance régulière avec Amy, une Américaine, déjà âgée. Leur échange se base principalement sur la littérature. Elles partagent leurs points de vue sur telle ou telle œuvre, s’envoie des romans, s’en recommandent d’autres. Un jour, Sara lui rend visite à Broken Whell, dans l’Iowa. Une ville perdue si on en croit la description qu’en fait l’auteure. Une ville que tout le monde a oublié et dont seuls ses habitants permet encore la subsistance. Mais quand Sara arrive, Amy n’est plus là… Il s’ensuit alors des aventures en tout genre. Plutôt banales à vrai dire, mais très rigolotes, très anecdotiques sur cette ville qu’est Broken Whell et sur l’Amérique. On s’imagine cette ville perdue que tout le monde a oublié et que peut-être même les cartes ne mentionnent plus. On est attendris par ses habitants qui savent qu’il n’y a plus rien à faire ici et que l’avenir de Broken Whell est limité, mais qui restent quand même parce que c’est ici, chez eux. On développe une certaine antipathie pour les habitants d’Hope, la grande ville proche, beaucoup plus vivante, qui parlent déjà de Broken Whell comme d’une ville morte. Et surtout on adore Sara qui va essayer de faire revivre la ville, qui va apparaître tel un rayon de soleil dans la vie de ces gens et leur donner envie de vivre. Pas simplement d’exister.

Voilà, ce n’est pas un thriller qui va vous maintenir en haleine du début à la fin, ce n’est pas un roman qui raconte un grand événement de l’histoire, ce n’est pas un roman philosophique. Ce n’est rien de « grand » si on suit la définition usuellement donnée aux « grandes » œuvres. Mais malgré tout il y a ce petit côté spirituel, réflexion sur notre vie de tous les jours, et ce pétillant. Je vous conseille. Un beau roman. Un roman tout doux.

A la Fnac à partir de 4,16€.

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