bientôt vegan ?

Bon. Nous arrivons en février – le mois que je me suis fixée comme objectif pour passer à l’étape supérieure de mon engagement pour l’environnement et les animaux.

C’est le mois que je me suis fixée pour arrêter de tergiverser, de dire « mais oui je veux devenir vegan, mais j’aime trop le fromage », « mais oui je suis hyper impressionnée par les gens qui ont passé le cap, mais je fais pas attention quand j’achète mes céréales ». Bref.

Lorsqu’on prend la décision de devenir vegan, qu’un jour dans un futur proche on sera vegan, on se met à réfléchir à tout un tas de choses. Lorsqu’on prend cette grande décision, on est souvent déjà dans une dynamique du changement, à la recherche d’alternatives, impliqué pour la cause environnementale et animale. Lorsqu’on prend cette grande décision, le plus dur n’est pas de changer sa manière de faire les courses ou de regarder plus attentivement la composition des produits qu’on achète, le plus dur n’est pas d’en parler, de débattre autour de ces sujets et de trouver des arguments et contre-arguments pour expliquer pourquoi ce choix, pourquoi cette alimentation. Lorsqu’on prend cette grande décision, le plus difficile, c’est l’acceptation. Je suis évidemment d’avis que mes choix ne concernent que moi et qu’il faut assumer pleinement les choses qu’on fait, qu’on dit, qu’on pense, mais cela n’empêche que cette acceptation est le passage le plus compliqué lorsqu’on souhaite changer définitivement. J’écris actuellement mon Bachelorarbeit sur le végétarisme en tant qu’alternative durable de notre alimentation. Et je vois dans mon travail à quel point il est difficile de changer les habitus, les représentations sociales, les pratiques sociales. Toutes ces choses sont ancrées dans nos esprits et il est compliqué de les faire disparaître, de faire disparaître ce mythe de la viande comme nécessaire à notre santé, des produits laitiers comme indispensable à la croissance, de tous ces mythes qui existent autour de l’alimentation végétale comme quoi tous les végétaliens seraient carencés (personnellement je ne vois pas le problème de complémenter en B12, on a à notre disposition des moyens naturels nous évitant ces carences, pourquoi ne pas les utiliser au lieu de soutenir l’industrie d’élevage ?). Pour revenir au sujet de départ, le plus compliqué est donc l’acceptation. Devenir vegan oui, mais au prix de quoi ? Après un travail profond sur soi qui remet beaucoup de choses en question, il s’agit de faire accepter le changement par les autres sans subir les critiques permanentes, les frustrations lorsqu’on mange à l’extérieur, les remarques, les incompréhensions. Le plus dur est également d’accepter ces critiques, ces frustrations, ces remarques, ces incompréhensions en attendant que la pilule passe, que la réflexion s’opère. Vegan est toujours associé à l’extrême au sens négatif du terme, mais être vegan, c’est être altruiste, c’est rejeter l’anthropocentrisme de notre société, c’est éviter les souffrances animales, c’est respecter l’environnement, c’est respecter les autres. Les vegans extrêmes qui critiquent toute consommation de produit animal et rejettent toute personne qui ne leur ressemble pas n’ont vraiment rien à voir avec la philosophie qui – je pense – est celle d’un vegan. Le respect de l’animal va de pair avec le respect de ses semblables.

Mais voilà, faire ce choix n’est pas difficile, mais le faire accepter et ne pas être stigmatisé l’est. Je suis dans cette phase encore de passage à l’acte, de réflexion profonde. Je n’achète plus de produits animaux, vous ne trouverez pas de beurre dans mon frigo, ni de lait de vache, ni aucune trace de yaourt à base de lait animal. Mes céréales matinales sont garanties sans chocolat au lait (et sans lait haha). Bref. Il n’y a qu’un pas. J’ai donc décidé d’y aller progressivement et de voir à la fin du mois de février ce qu’il en est. C’est-à-dire de ne plus consommer aucun produit animal sauf si j’en suis réellement obligée (car sinon je ne mangerai que de la salade), par exemple repas chez les grands-parents ou dîner au restaurant ou que sais-je. C’est un premier pas. Certains critiqueront (que ce soit du côté des omnis ou des vegans invétérés), mais tout le monde n’est pas capable de changer du jour au lendemain et de mettre tout son entourage au pied du mur en 24h, je n’ai pas envie de devoir lire le menu du restaurant avant d’accepter une invitation, d’être impolie avec mes proches qui ne sauront pas où j’en suis dans ma réflexion, de refuser un repas cuisiné sans arrières-pensées, bref. Vous voyez ce que je veux dire.

giphy-4

P.S.: A mes chers parents, si vous me lisez, je sais évidemment que vous accepteriez mon véganisme, les passages négatifs sur l’acceptation des autres ne vous étaient pas destinés.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s