la fin

Mon vol pour Berlin a été annulé. Mon stage commence lundi, soit demain techniquement, mais tout va bien. J’ai substitué le train à l’avion. Il y avait un triathlon à Paris ce matin, j’ai dû continuer le chemin à pied. Je ne sais pas ce qui m’attend à Berlin, mais j’espère que tout ira bien !!

En fait, on dirait que cette année ne veut pas se finir. Mais quelle année improbable, c’est peut-être l’heure pour le Feedback. Je crois que je suis aussi triste qu’heureuse que ce soit fini.

 

Faut dire que ces dix mois n’ont pas manqué de rebondissements. Y a le côté positif avec les associations (les Végépalien-ne-s keurkeurkeur), les copains, l’Allemagne. Puis le négatif avec les rattrapages, le mémoire, la vie parfois. Puis maintenant, j’ai mon stage à Berlin au Bundesministerium für Umwelt, Naturschutz, Bau und Reaktorsicherheit (le ministère de l’environnement allemand si vous voulez, je me la pète juste un peu). Et en même temps, j’crois que je suis à une période un peu charnière de ma vie où je me demande ce que je veux vraiment et où mes échecs remettent en question tous mes actes, toutes mes décisions. Mais bon, en même temps, on est jeunes et on a le droit de se tromper, de pas réussir du premier coup, d’avoir des doutes, des interrogations.

Au revoir 🌙

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Bref, pour conclure, cette année fut difficile à commencer presqu’autant qu’elle fut triste à terminer. Parce que c’est la fin d’une autre époque. Tous les ans, c’est pareil. Tous les ans, je déménage. Tous les ans, je vis des trucs fous et riches. Et tous les ans, je dois repartir. C’est dommage qu’on se rende compte de tout ça seulement à la fin. Mais toutes les meilleures choses ont une fin. Et ce qui m’attend aujourd’hui promet d’être tout aussi cool, tout aussi riche. Et c’est ça, le plus important.

 

résolutions

Tout d’abord, bonne et heureuse nouvelle année à tous ceux qui me suivent et me lisent (aux autres aussi, bien sûr, sauf aux pro-FN) ! Je vous souhaite le meilleur (même si on s’était déjà tous souhaité ça l’année dernière, et puis l’année d’avant, et puis l’année encore d’avant, et c’était pas jojo… mais bon, on est plus forts que ça, on n’arrête pas de se le répéter), la santé, tout ça, tout ça quoi.

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Bref. Avez-vous des résolutions particulières pour 2017 ? Avez-vous des projets spéciaux ? Avez-vous de quoi faire de cette année une année hors du commun ? (Ou du moins, une année sympa.) Sûrement ! Au moins commencer à sauver la planète non ? On a tous des projets plein la tête, des envies de nouveauté, des bonnes résolutions. Je vais vous parler un peu de la manière dont je vois mon année.

La grande étape de cette année sera mon passage au véganisme. Un an après mon passage au végétarisme. Malgré les remarques, malgré les contraintes, malgré les mauvaises (ou bonnes parfois) blagues, enfin malgré tout, je souhaite devenir vegan, et ce ne sera pas facile, mais j’y arriverai. A Noël, j’ai reçu des livres sur la condition animale et la consommation animale (prochain article sur le livre que je lis en ce moment hihi) afin de parfaire mes arguments, de comprendre un peu plus ce qui se trame dans l’industrie de l’élevage, et puis pour ma culture perso bien sûr (je les avais demandés ces bouquins bien sûr, ma famille ne me pousse pas vraiment dans cette voie, sans pour autant s’y opposer !). Je voudrais aussi rappeler qu’il existe plusieurs types de vegans, comme il existe plusieurs courants au sein de la droite ou de la gauche, comme il existe plusieurs visions du monde, etc. Pour faire court et à titre non exhaustif, il y a les extrêmes et les modérés. Il y a ceux qui passeront leur temps à vous dire que ce que vous faites est mal et n’auront aucun problème à vous critiquer ou vous engueuler dès que vous essayerez de développer votre point de vue. Puis ceux qui vont discuter avec vous tranquillement, écouter vos points de vue, vous confier les leurs. Enfin voilà, ceci ne concerne pas seulement les vegans, les carnivores réagissent aussi de la même manière… Si je ne mange pas de viande, ce n’est pas parce que je n’ai pas le droit ou que je ne peux pas, je ne mange pas de viande car je ne veux pas, je n’ai pas envie et là est toute la différence. On ne me dicte pas ma conduite, c’est moi qui décide de ce que je veux faire ou pas. Bref j’ai hâte de pouvoir faire un article plus approfondi là-dessus !!

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moi essayant de vous convertir

Sinon, 2017 promet d’être une année intéressante, et je n’ai pas de résolutions particulières si ce n’est de vivre à fond ce qui va s’offrir à moi et de profiter de chaque instant, car plus le temps passe, plus les événements s’enchaînent et plus l’on se rend compte que l’on n’a pas le temps pour la tristesse, la colère et la méchanceté.

Je commence la semaine prochaine le semestre 2 de mon master de Développement Soutenable à l’IEP, il devrait être assez intéressant et je me réjouis (car le semestre 1, c’était pas la folie…). En mars j’aurai rendu mon Bachelorarbeit (en espérant le valider, résultats en mai!!) et la vie sera belle. Je finirai ma troisième année à Sciences Po avec le sourire, même si j’ai des rattrapages et même si je foire mon Grand O, car, c’est quoi dans une vie ? Je me rendrai à Berlin en juin pour y faire mon stage obligatoire, que demander de plus ? Bon, je ne ferai pas ce stage à Londres que l’on m’a pas proposé car premièrement, ils ne me répondent plus et l’envie m’est passée, et deuxièmement Londres c’est beaucoup trop cher, et troisièmement, je peux faire mon Interrail tant souhaité en septembre avec Mel avant de reprendre la belle vie à Münster en octobre (en étant peut-être assistante de français dans une école là-bas !! Réponse en mai également…). Bref, une jolie année s’annonce !! Une année sûrement pleine de surprises et de rebondissements. Et en tout cas, même si tous mes voeux ne se réalisent pas, j’ai déjà une trop belle vie pour me plaindre.

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amour, paix et légumes

finalement, on va peut-être réussir à passer l’année

Le pessimisme dans ce titre de billet haha.

La vérité, c’est qu’on pensait (presque) tous que l’arrivée en 4A allait être incroyablement difficile, qu’on allait tous crouler sous le boulot, qu’on passerait nos vies en salle de travail, BU ou au bureau de notre chambre lilloise. Mais non. Enfin dans mon cas non. Evidemment, il y a un peu de boulot car il faut travailler les cours – pour la plupart magistraux – en prévision des partiels et surtout bosser son mémoire/Bachelorarbeit selon sa filière. Dans mon cas, c’est le Bachelorarbeit – à rendre pour le 9 mars 2017. Autant dire que les prochains mois vont passer très très vite et qu’après Nouvel An, ma vie sociale sera sûrement réduite à zéro ou à raconter combien je stresse, comment je vais mourir, etc. Mais quoi qu’il en soit en ce froid mois d’octobre, la vie n’est pas si dure. Il est vrai que les premières semaines restaient malgré tout assez déprimantes. Mais maintenant, on s’habitue.

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moi pensant à mon mémoire

Je crois que je suis en train de me faire pas mal de bons amis en 4A. Car oui, je suis en réalité seulement en troisième année d’études. Mais pour vous résumer vite fait : les 3A de Sciences Po sont en année de mobilité, donc ils ne sont pas à Lille. Mais nous, les 3A en filière franco-allemande, nous sommes de retour et nous sommes les seuls 3A présents à Sciences Po. Du coup, on n’allait pas créer une classe spéciale pour nous. C’est pourquoi on se retrouve en compagnie des 4A en première année de Master. J’ai rencontré des gens très sympas (malgré le fait qu’ils soient centristes ou plutôt de droite *clin d’oeil appuyé à mes potos qui se reconnaîtront* #AJ2017 #lol). Donc on va dire que d’un point de vue « nouvelles » rencontres, apéros sympas, sorties sympas, ça se passe plutôt bien.

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moi et mes ami(e)s cette année

Par ailleurs, je suis impliquée maintenant dans deux associations :
Visions d’Europe (association qui existe aussi à Münster en version allemande hihi) afin de vivre ma passion pour la communication (ok, passion est peut-être un grand mot), mais c’est plutôt sympa quand on aime l’Europe et la communication. Et puis être responsable de pôle, ça le fait ! (Vous pouvez checker mon profil LinkedIn hyperactif ici). Haha. Du coup je me tâte à refaire un master de communication après mes 5 ans à Sciences Po.
La Ruche et notamment, les Végépalien.ne.s, le pôle vegan de la Ruche. Alors oui, soit, je ne suis toujours pas vegan. Mais je suis végétarienne et très sensibilisée à ces questions et c’est vraiment un pôle avec des gens hyper cool et on organise notre premier event mercredi (Vegan Cooking Night) et franchement je sens que ça va être bien bien bien. Et je pense que c’est important de sensibiliser les gens à ces questions. Alors retrouvez-nous sur Twitter, Facebook et le site de La Ruche (qui sera bientôt rempli je l’espère) pour des aventures végétales au top !

Enfin voilà, je rentre souvent chez moi le week-end ça fait du bien, même si c’est toujours un peu court en finissant le samedi à midi et en reprenant le lundi à 8h. Mais bon… J’ai choisi Berlin pour les vacances parce que voilà, les vrais sauront.

Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine (deux posts en trois jours, je m’éblouis moi-même !) et de fantastiques vacances de la Toussaint.

moi avant les vacances vivant à 100 à l'heure

moi avant les vacances vivant à 100 à l’heure

billet d’humeur

Je me souviens encore de mon arrivée à Münster. Ce moment où je me suis assise sur mon lit parcourant ma chambre du regard. Mon père venait de partir et de me laisser là. Dans cette nouvelle vie. Au milieu de mes cartons. Au début, ce n’était pas facile il faut l’avouer. Et maintenant je voudrais qu’on me ramène à ce moment, il y a plus de huit mois. Je veux que tout recommence. L’été arrive et avec lui, la fin de mon année en Allemagne. A peine un peu plus d’un mois me reste-t-il ici. Je savais déjà que j’avais une prédisposition pour l’Allemagne en arrivant en NRW, en passant le concours de Sciences Po Lille/WWU Münster. Et maintenant je sais que ma vie est en grande partie ici, que je me sens bien et chez moi dans ce pays qui pourtant n’est pas le mien. Lille, j’aimais Lille. Mais ce n’est pas pareil. Ici, j’ai l’impression d’avoir vraiment commencé à vivre ma vie, à devenir une vraie adulte. À vivre tout court. Profiter de chaque instant. Les retours en France sont d’autant plus délicieux qu’on les savoure beaucoup plus qu’un aller/retour Reims/Lille qui en soi n’a rien d’extraordinaire. Quitter Münster ne sera pas facile. Quitter l’Allemagne le sera d’autant moins. Heureusement ce n’est que pour un an. Heureusement on revient.

quand je pense au retour en France

quand je pense au retour en France

P.S.: La photo à la Une date d’un de mes week-ends à Berlin.

fac française ou uni allemande ?

 

Comment raconter le début de ma vie universitaire allemande ?

 

 

Et bien, c’est simple. Tout d’abord, cela n’a strictement rien à voir avec la vie universitaire française. Enfin, je ne peux pas vraiment parler de manière générale, donc je dirai plutôt que cela n’a rien à voir avec la vie universitaire à Sciences Po Lille. Pourquoi ? Parce que c’est tellement différent.

Première différence ?
Le nombre d’heures de cours. Sur mon emploi du temps, sur le site de la fac, chaque cours dure 2h. En réalité, c’est 1h30, ce qui a réduit mon emploi du temps d’un quart. Et les profs n’essayent pas de grapiller quelques minutes par-ci par-là, le cours est fini, ils arrêtent, parfois même avant l’heure officielle. Et je suis en week-end le jeudi à 10h. Mes week-ends sont aussi longs que mes semaines de cours.

Deuxième différence ?
Le caractère obligatoire des cours. Non, aucun cours n’est obligatoire (à part les cours de langue pour la bonne et simple raison que quelqu’un qui ne vient pas en cours de langue ne peut pas prétendre avoir appris la langue puisqu’une langue se parle, donc dans ce cas-là il y a une obligation de se présenter au cours). Les profs estiment que nous sommes assez grands pour venir ou non, si on ne se présente pas, on n’aura qu’à rattraper le cours via un camarade, et si on ne se présente pas le jour où on doit faire un exposé ou autre, c’est à nos risques et périls. Le maître mot : la débrouillardise. Tu viens, tu viens pas, c’est ton choix. Tu valides, tu valides pas, c’est ta faute. Soit parce que tu n’es pas venu et n’as pas rattrapé, soit parce que tu n’as pas pris la peine de venir la seule fois où tu avais une présentation à faire. Mais s’il n’y a rien à présenter et seulement des devoirs écrits à rendre, tant que tu les rends en temps et en heure, qu’est-ce que cela peut faire au prof que tu sois présent ou non ? Rien. Bref, on se sent plus adultes et responsables. Et on n’est plus enclin selon moi à venir en cours sans ce caractère obligatoire qui met pression et qui du coup fait que tu ne viens pas forcément pour apprécier le cours, mais seulement parce que tu y es obligé donc tu te forces et finalement t’es juste là assis, mais t’écoutes pas, parce que tu te sens frustré et que t’as pas envie d’être là, et ça ne sert à rien.

Troisième différence ?
Tes camarades de cours. Age, cursus, etc. Surtout dans les cours électifs. En cours de biopolitik par exemple, il y a nous, les doubles-cursus en deuxième année, il y a aussi d’autres premières années en politique il me semble, et puis aussi des gens en master. Ensuite, on étudie tous quelque chose en rapport avec la politique mais jamais exactement la même chose. Certains font de la politique et du français, d’autres de la politique et de la germanistique, d’autres encore plus largement les sciences sociales, d’autres de l’économie aussi, d’autres du droit. Tout le monde fait des trucs différents, c’est super intéressant. Dans mon cours de biopo, je suis sûre et certaine qu’il y a un mec qui a au moins 30 ans et qui ça se trouve a le même âge que le prof, voire est plus âgé car le prof est pas très vieux non plus.

Quatrième différence ?
Le travail perso. En fait, on se dit, bon, on n’a pas beaucoup de cours, mais du coup ça va être beaucoup de travail perso à côté. Ben en fait pas tant que ça, car étant en week-end le jeudi à partir de 10h, j’ai tout le temps de bosser les cours. Et tout ce que j’ai à faire, c’est lire des textes pour chaque cours, c’est vrai qu’ils sont plus ou moins longs et qu’ils sont en allemand, donc c’est du travail, mais j’ai pratiquement quatre jours pour faire ça. J’ai aussi quelques exposés, et j’aurais des partiels à la fin du semestre et des devoirs écrits à rendre en mars. Mais j’ai le max de temps pour le préparer, et je trouve ça pour l’instant beaucoup moins stressant qu’à Sciences Po où on était tout le temps speed (même si c’est vrai que j’ai eu que deux semaines de cours pour l’instant, mais comme je suis organisée, même pour les devoirs écrits à rendre en mars, ça va le faire, car du coup on a tout le semestre pour les préparer). Bref travail perso oui, mais développement perso semble aussi plus important ici dans la mesure où du coup on a du temps pour s’engager dans une association, se trouver un job ou encore se rendre à des expos ou visiter des musées aux quatre coins de la région grâce à notre Semesterticket qui nous permet de prendre le train gratuitement dans toute la région. Ce qui nous amène à la cinquième différence.

Cinquième différence ?
Le traitement des étudiants. L’Allemagne, en tout cas en Nordrhein-Westfalen, montre beaucoup de soutien envers les étudiants. Un semestre ici m’a coûté 238€. Dans ces 238€ est donc comprise l’inscription à la fac. Mais à cette inscription se rajoute le Semesterticket qui ne permet pas seulement de prendre le train gratuitement dans toute la région (sauf les trains rapides, mais c’est déjà énorme), mais aussi d’utiliser tous les transports en commun de la région avec possibilité d’avoir un vélo avec soi et d’être accompagné d’une autre personne les soirées du vendredi, samedi, dimanche et des jours fériés. Sans payer le moindre frais supplémentaire. Comparaison avec Sciences Po : je paye le prix fort avec les droits d’inscription modulés car mes parents sont considérés comme riches alors que pour l’instant, ce n’est que de la richesse fictive dirons-nous, et les seuls avantages sont l’agenda gratuit aux couleurs de l’IEP et les copies et photocopies gratuites illimitées. Et pour faire une comparaison plus générale avec le système universitaire français, les abonnements aux transports en commun ne sont pas offerts. Bien sûr, les boursiers ont des avantages, mais seulement eux. Et même une amie boursière qui pouvait rentrer chez elle avec le TER sans frais ne pouvait que prendre ce même trajet (fac/son domicile). Alors que là nous pouvons aller absolument partout en Nordrhein-Westfalen. Et les étudiants sont bien plus responsabilisés en université allemande qu’en France, dans la mesure où ils décident eux-mêmes ou non d’aller en cours et en subissent les conséquences ou non sans avoir la pression de l’administration. Cela peut être un désavantage, mais cela permet aux étudiants de vraiment se prendre en main, eux-mêmes, de choisir eux-mêmes ce qu’ils veulent faire de leur vie ou non.

Sixième différence ?
Le cursus universitaire. Il n’y a pas de grandes écoles en Allemagne comme on l’entend en France. Ni de classes préparatoires. Il y a différentes universités avec différents types de cursus. Certaines sont bien sûr plus renommées que d’autres, plus prisées. Mais cela reste l’université. Il n’y a pas d’ENS ou d’ENA ou d’INSA ou encore de HEC. Et il existe la possibilité de pouvoir, quel que soit notre âge, notre niveau d’études déjà atteint, commencer un nouveau cursus. Exemple : Sciences Po Paris ne peut être tenté que directement après le bac. Pas possible de commencer en bac + 1, on doit ensuite attendre le Master. Sciences Po Lille présente un peu le même système, comme les autres IEPs. Il est possible d’y entrer directement après le bac ou en bac + 1, mais au delà, il faut attendre le master. Du coup, il n’est pas non plus possible de faire une année sabbatique ou de service civique entre le début de ses études et l’obtention du baccalauréat. En Allemagne, c’est tout autre, il suffit de regarder les Allemands de mon cursus Sciences Po qui sont donc entrés par la voie allemande, la voie de l’université allemande. Certains sont plus âgés, la plus vieille a déjà eu 22 ans cette année il me semble. Alors que je n’en ai que 19. Rentrer à Sciences Po en première année à 22 ans du côté français n’aurait pas été possible. Certains ont fait une année de service civique ou autre. Dans certains des cours on voit aussi bien que certaines personnes, bien qu’elles commencent à étudier la science politique et en sont donc à leur premier semestre, sont plus vieilles que moi qui pourtant en suis déjà à mon troisième semestre.

Bref, voilà, l’organisation, le rapport aux élèves, aux études, le travail demandé, l’accessibilité aux différents cursus, etc, sont autant de différences qui nous permettent de mettre en parallèle le système universitaire français et le système universitaire allemand. La notion d’élite est beaucoup moins explicite à la fac allemande, beaucoup moins visible. Et encore, il y a bien d’autres différences qui se laissent percevoir, je ne vous ai citées que celles que j’ai pour l’instant le plus remarquées pour vous donner un petit aperçu de la culture allemande du point de vue de la formation. Après je ne connais pas vraiment le système à la fac pure en France, je ne connais que le système Sciences Po et ce qui tourne autour des grandes écoles. Mais il me semble que du coup la fac est un peu dévalorisée en France, en tout cas dévaluée, alors qu’elle propose des cursus toujours plus intéressants. Il me semble aussi qu’on ne met pas assez de moyens dans l’éducation en France par rapport à l’Allemagne. Les étudiants en Allemagne ont énormément de possibilités MAIS AUSSI les moyens qui vont avec, là est la différence. Après je ne pourrais cependant pas dire quel système est le mieux, il y a sûrement du bon à prendre dans les deux, mais cela peut donner à réfléchir. Est-ce que les Allemands réussissent moins bien que nous ? Non. Donc il doit bien y avoir un juste milieu, un système idéal. (Ou je suis trop idéaliste, c’est une possibilité.) Être à Münster me permet vraiment d’expérimenter deux types de formation, d’apprentissage, deux manières différentes d’apprendre et d’enseigner, et c’est vraiment bien de pouvoir avoir les deux points de vue.

glander puissance mille

Depuis que les partiels sont passés, je ne fais littéralement rien de mes journées, je redécouvre le glandage, l’ennui, les instants où tu peux prendre le temps de rêver, de penser à des choses futiles, je redécouvre ce que c’est de ne pas étudier, de ne pas avoir le nez plongé dans des bouquins de science politique, d’histoire ou encore d’économie, ou de bouquins en tout genre qui n’ont pour unique but que de te faire lire des choses parfois très inintéressantes, parfois très intéressantes, mais que tu ne manqueras pas d’oublier dès que tu en auras fini avec le sujet. Quoi qu’il en soit, je redécouvre ce que c’est de NE RIEN FAIRE. Le Petit Oral étant lui aussi passé, le niveau de glandage n’en est que plus haut. Petit Oral qui soit dit en passant s’est assez bien passé pour moi. Je suis tombée sur droit et histoire. Dans la seconde matière, j’ai eu droit à un intitulé de chapitre « les femmes au 19ème siècle », le bonheur, c’était parfait. Enfin, toutes mes réponses ne l’étaient pas, parfaites, mais le sujet était vraiment cool et je pense que je m’en suis plutôt bien sortie. Le droit, c’était un peu plus délicat… Mais bon. Je pense que dans l’ensemble, je me suis assurée la moyenne. Sinon ça veut dire que vraiment je ne sais plus mesurer mes prestations. Déjà qu’au partiel d’éco je pense avoir bien réussi, si je me retrouve avec une note pourrie, il va vraiment falloir que je me remette en question. Bref, de toute façon, la période d’examens est terminée. Du moins, pour un temps. Les résultats ne tombant que le 12 (soit dans une semaine, olélé, olala), je profite pour l’instant de ne pas savoir si je me suis foirée ou non, je ne me pose pas de questions, et ne révise donc plus rien. Ce sont de VRAIES vacances. Après le 12… et bien… nous verrons haha. Nous n’en sommes pas encore là, une pure semaine de glandouille m’attend encore avant de me mettre à (re)réviser, ou avant d’enchaîner sur d’autres belles semaines de glandouille. On croise les doigts.

dernière pizza lilloise, dernière photo vue de ma fenêtre, la fin d'une année

dernière pizza lilloise, dernière photo vue de ma fenêtre, la fin d’une année

Et Münster, c’était trop cool, ça m’a tellement donné envie d’être l’année prochaine (alors que j’ai même pas encore mon année hahaha). Bon finalement, ça n’a pas marché pour la coloc qu’on devait visiter, et après une petite altercation, nous avons décidé avec Mélanie qu’il valait mieux habiter séparément afin de préserver notre amitié. Parce que c’est vrai que ça me ferait chier que nos relations pâtissent d’une colocation qui se passe mal parce que j’adore Mélanie, et ici à Sciences Po, c’est véritablement une de mes meilleures copines. Qu’on se le dise !

Münster, Münster, Münster

Münster, Münster, Münster

Ce que j’ai appris de mes journées à ne rien faire en shorty et t-shirt, mal démaquillée, les cheveux crades, c’est qu’il n’y a RIEN de bien à la télé. J’ai regardé un truc marrant une fois, c’était une compétition pour gagner son Food Truck, c’était pas si mal, ça changeait des compétitions entre campings ou restau sur la base d’Un Dîner Presque Parfait. Mais bon à part ça, que des séries à la con le matin ou des trucs complètement inutiles. J’ai dû regarder beaucoup beaucoup beaucoup (vraiment beaucoup) de programmes débiles comme Super Nanny ou Cauchemar en Cuisine ou encore Tellement Vrai. Ou d’autres trucs dont je ne me souviens plus les titres. Enfin non pas qu’en soi, ce soit véritablement débile. Mais ce sont quand même des programmes vachement exhibitionnistes, les gens laissent filmer leurs vies, leurs émotions, leurs sentiments, laissent passer à la télé toutes les conneries qu’ils peuvent dire, toutes les remarques qui ne respirent pas forcément l’intelligence sans penser à toutes les personnes comme moi qui se marrent bien devant leur poste. Et ça a aussi un côté voyeur du coup, puisque des gens comme moi encore une fois regardent ces programmes, regardent la vie privée de ces gens diffusée à la télé pour l’occasion. C’est assez dingue ce qu’est devenu la télé. Toutes ces émissions de téléréalité qui se créent, passent à la télé, disparaissent, réapparaissent. Etc. Certains s’exhibent pour alimenter le côté voyeur d’autres. Une sorte de cercle vicieux. J’ai dû passer plus de temps devant la télé en deux semaines que de toute l’année, c’est fou haha.

petit passage à l'opéra de Strasbourg le 24 mai

petit passage à l’opéra de Strasbourg le 24 mai

Mais bon, oui je vais sortir un peu… Et je suis déjà sortie quand même ! Figurez-vous que suite au Petit Oral, j’ai pris un covoiturage et filé pour Strasbourg (enfin filé est un bien grand mot car Lille-Strasbourg, c’est relativement long…). Et dimanche, je suis allée à Europa Park avec mon amoureux. Et oui, et oui. Je n’y étais jamais allée, c’est pas vraiment le parc d’attractions le plus proche de chez nous. Ici, c’est plutôt Disney (j’adore) ou Nigloland. Et du coup, c’était vraiment cool ! Le parc est vraiment sympa, y a pas mal d’attractions cool. Franchement, je ne regrette pas, c’est totalement différent de Disney qui reste évidemment très imprégné par la marque. J’ai fait les principales attractions à sensations (non sans peur et sans émotions haha) comme le Silverstar bien entendu (tout le monde m’en parlait, je sais maintenant à quoi m’attendre). J’aime bien les poussées d’adrénaline, j’avoue qu’à chaque début d’attractions du genre, je me demande ce que je fais là-dedans, ce qu’il m’a pris de venir ici, et à la fin, je me dis que même si j’ai pas mal fermé les yeux et eu très peur, c’était plutôt cool ! Même si, sur le coup, j’ai pas envie de refaire l’attraction immédiatement. Enfin, j’ai quand même eu un peu mal au dos après la journée à Europa Park, on a fait tellement de manèges aussi… Enfin bref, c’était super cool ! A refaire un jour sans problème.

souvenirs d'Europa Park

souvenirs d’Europa Park

Et finalement, lundi je suis revenue à Lille parce qu’il y avait les oraux d’admission des futurs FIFAs. Cela fait maintenant tout juste un an et un jour que j’ai passé le mien, l’oral de ma vie haha. Le temps passe tellement vite. Mais ce qui était bien à cet oral, c’était l’accueil par d’autres FIFAs, déjà dans la filière bien sûr, avec les boissons chaudes ou fraîches et les petits gâteaux (même si je crois n’en avoir mangé aucun haha). C’est pour ça que cette année nous avons organisé la même chose. Bon, il me semble qu’on était peu par rapport à l’année dernière, surtout mardi matin où nous n’étions guère que trois pour gérer tous ces pauvres petits stressés (ou confiants parfois) qui passaient leurs oraux. Mais c’était vraiment sympa. Et j’avais l’impression qu’ils pouvaient tous réussir haha, alors que cette année ils vont sûrement en prendre un peu moins d’un sur deux. Même si certaines personnes me sont moins revenues que d’autres, globalement la potentielle relève m’a fait bonne impression. Et j’ai trouvé ça vraiment drôle d’être de l’autre côté, de sentir le stress palpable, mais d’être de ceux qui y sont déjà. Comme beaucoup d’entre eux, j’avais été super stressée, vraiment vraiment super stressée. Là, c’était vraiment différent du coup. C’est marrant. Mais le plus drôle de ces deux demi-journées d’oraux, c’est que mardi midi, on a mangé avec quatre personnes qui avaient passé leurs oraux. Petit kebab rue de Béthune. Et j’aurais jamais pensé que je finirai par manger un kebab avec eux haha. C’était assez marrant. Surtout qu’à la base, je devais juste manger avec Claire avant qu’on ne se revoit pas avant longtemps, et au final on s’est retrouvés à huit. Bon, bon souvenir ! ça montre la bonne ambiance de notre FIFA du love. J’espère qu’on leur a donné envie de venir et de nous rejoindre. Parce que c’est pas le tout d’avoir l’oral, mais il faut aussi avoir envie de faire ça. Quand on a d’autres propositions à côté, c’est parfois dur de choisir, je sais ce que c’est. Enfin voilà. Ce soir, je sors, je vais boire un verre avec ma team abibac (l’Abitur aussi ça fait un an tout juste, purée), ça va faire du bien de les revoir. Et sinon je pense encore passer toute ma journée à glander, il va faire pas moins de 30°C, alors soyez sûrs qu’une fille comme moi, si elle n’a pas de piscine, ne sort pas par un temps pareil. La chaleur et moi, c’est pas une grande histoire d’amour. Et le soleil et moi, encore moins… Enfin j’adore le soleil. Mais devoir me tartiner d’indice 50 toutes les deux heures, ça va cinq minutes haha. Même pas moyen de s’endormir au soleil sous peine de cramer. Et non, moi, je n’ai pas cette peau magique qui transforme ses coups de soleil en bronzage, j’ai plutôt cette peau formidable qui transforme les coups de soleil en peau qui pèle.

retrouvailles avec mes amours de copines, hâte de les revoir, ces beautés

retrouvailles avec mes amours de copines, hâte de les revoir, ces beautés

Allez, après cet article matinal, je vous souhaite une bien belle journée du coup parce qu’il fait quand même super beau, du moins ici, et que quand même, sentir l’été enfin là, ça fait du bien.

pour glander, je ne suis jamais seule

pour glander, je ne suis jamais seule

Et puis quand même, au passage, j’ai eu 19 ans quand on était à Münster, j’aime pas trop ce chiffre, mais j’aime trop les anniversaires, et du coup, j’ai pu financer en partie mon nouvel ordi qui est un MacBook. Et oui, la société de consommation a définitivement pris le pouvoir sur moi. Je suis une victime de la société de consommation. Mais il faut avouer que quand même, c’est carrément bien.

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article post-partiels

Ok, ça fait suuuuuper longtemps, je l’avoue, mais j’ai pas vraiment pris le temps d’écrire entre le Crit, la période des galops, puis les vacances à Mulhouse et puis l’île de Ré (c’est quand même pas le même paysage…) et surtout maintenant les partiels qui viennent de se terminer… Donc bon que vous raconter de pas trop inintéressant pour que vous ne vous ennuyiez pas trop ?

Les partiels sont finis, maintenant je suis liiiibre. Ou presque. Y a encore le Petit Oral le 29 mai. Et puis je vais peut-être faire partie de la team fin juin pour les initiés, les rattrapages quoi… Mais pour l’instant, je profite de l’instant présent. C’est-à-dire que JE GLANDE. Et oui, vraiment glander, sans avoir quelque chose à faire et se dire que ce n’est pas bien de juste rester vautrée dans son lit à regarder des séries et de dormir jusqu’à 11h alors qu’on a des tas de choses à faire, et non, c’est fini ! Enfin pour le moment. Il y en a qui fêtent la fin des partiels avec l’alcool à flots et en faisant la fête jusqu’à 6h du mat’, je vous avoue que moi ça a plutôt été pizza – séries – lit – dodo longtemps – dodo très longtemps. Mais je dois pas être la seule qui quand la pression retombe d’un coup est ultra-fatiguée ? Si ?? J’y crois pas. Et finalement ce matin, après ma grasse matinée méritée, je suis allée redonner mon sang, vive les croques-monsieurs gratuits ! (Rassurez-vous, je ne le fais pas que pour la collation offerte…). Même si ça a un peu bugué, elle a trifouillé avec son aiguille dans mon bras parce que ça marchait pas bien, je me suis bien dit que j’allais tomber dans les pommes, et je trouvais ça dommage parce que ça s’était bien passé la fois d’avant. Et finalement elle a décidé d’arrêter parce que ça ne marchait pas au mieux ! C’est pas grave, ce sera mieux la prochaine fois ! Et puis Mélanie m’a accompagné, donc finalement c’était pas un si mauvais moment.

BREF.

Demain, avec les FIFAs, on part à Münster jusque mardi, on rentre en début de soirée je crois. C’est la ville où on va étudier l’année prochaine. On va donc la découvrir un peu et découvrir aussi l’université. Faut savoir quand même qu’il y a environ 50 000 étudiants à Münster, et si et si !! Mais c’est sympa de faire une petite virée comme ça en Allemagne, post partiels, ça fait du bien, j’appréciiiie. Et mardi c’est mon anniversaire. 19 ans héhé. Bon je trouve pas que c’est l’âge le plus cool du monde, mais moi j’aime les anniversaires haha. Du coup mercredi matin, retour à la maison après ces deux petits jours à Münster et j’ai trop hâte de retrouver ma maisooooon. Vendredi prochain, je déménage mes affaires, plus rien à Lille. C’est bien d’habiter tout près ! D’ailleurs, c’est trop cool, avec Mélanie on a déjà trouvé une potentielle WG avec deux autres allemandes (colocation en français), et on va visiter demain soir du coup… Trop d’efficacité ! Si ça marche, si tout est ok, on n’aura même pas à s’occuper de ça pendant les vacances, c’est vraiment top ! Et en plus, on aura trouvé une WG avec d’autres allemandes tout en pouvant rester ensemble ! Parce que le but c’est quand même de parler allemand un maximum. En plus elle a l’air bien situé par rapport au centre et à la fac… ça peut être vraiment bien ! Je croise les doigts.

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