quésako – interrail 2017 #1

Du 4 au 24 septembre 2017
Venise – Rome – Vienne – Budapest – Cracovie – Varsovie – Berlin

Comme vous en avez sûrement déjà toutes et tous entendu parler, le 4 septembre prochain commence mon Interrail avec Mélanie.

Déjà, qu’est-ce qu’un Interrail ? Il s’agit d’un voyage en train en Europe. En mars dernier, lors des annuelles promotions qu’offrent le site, nous avons acheté nos Global Pass permettant de voyager dans toute l’Europe. Pour faire court, vous avez le choix entre plusieurs formules. D’abord vous avez le choix entre un Global Pass ou un One Country Pass, selon si vous souhaitez visiter plusieurs villes/pays d’Europe ou découvrir un seul pays. Et ensuite, selon ce que vous souhaitez, vous pouvez choisir de voyager non-stop quelques jours ou quelques semaines, ou seulement de voyager un nombre de jours donné (par exemple 5 jours de voyage sur une durée de 10 jours). Nous nous sommes décidées pour 3 semaines de voyage non-stop. Finalement, nous voyagerons un peu moins pour raisons personnelles, mais le voyage n’est guère raccourci que de quelques jours. Le plan initial contenait la visite des Îles Grecques, mais l’Interrail devant être raccourci, nous avons décidé de visiter ces Îles durant un autre voyage, pour avoir le temps de les découvrir comme il se doit !!

Nous avons décidé d’être hébergées le plus possible grâce au Couchsurfing. Solution économique et sûrement sympathique (ce sera ma première fois) de se loger durant un voyage ! Comme l’Italie est notre première étape, on y a réservé des auberges (surtout qu’il paraît que celle à Rome est géniale, elle nous a été chaudement conseillée !).

Pour chaque étape, un article (ou plusieurs) sera publié sur ce blog dans cette section consacrée à notre Interrail (peut-être après l’Interrail, peut-être pendant, rien n’est encore sûr car je ne vais pas m’encombrer de mon ordi).

Où allons-nous ? Quand y allons-nous ? Pour combien de temps ?

Le 2 septembre, je vais quitter Berlin après deux mois de stage. Mélanie venant d’Alsace, mes parents me déposeront là-bas en rentrant chez eux après une petite semaine de visite dans la ville dont je suis amoureuse. Nous partirons le 4 septembre pour une première étape : Venise. La magnifique Venise. Nous avons réservé une petite auberge en plein centre… J’ai hâte ! Ensuite, nous reprendrons la route direction Rome et ses vestiges. Là-bas, nous allons réserver dans une auberge de jeunesse qui nous a été conseillée. Puis, nous changerons de destination et irons à Vienne où un Couchsurfer a gentiment accepté de nous héberger. Après Vienne, nous rejoindrons Budapest ! Là-bas aussi, nous « couchsurferons ». Suite à notre étape hongroise, nous changerons encore de pays pour aller à Cracovie où le Couchsurfing nous offre un lieu où dormir. Puis, nous roulerons vers Varsovie qui sera l’avant-dernière étape de ce voyage (encore du Couchsurfing !). Nous rejoindrons enfin Berlin, dernière étape de ce périple où Mélanie reprendra pour Mulhouse tandis que je resterai quelques jours avant de rentrer chez moi également profitant des derniers jours de trajet restants de mon Pass.

Voilà voilà comment s’annonce notre voyage… Et je dois vous dire que j’ai vraiment très très hâte de vivre ça ! De partir, voir du pays, changer d’air !

Bon, évidemment, vous me connaissez, ce voyage va de pair avec des photos sur instagram, des petites storys snapchat, etc. Enfin vous me connaissez. Du coup, je vous invite à nous suivre sur mon compte et le compte de Mélanie où des photos seront régulièrement postées. Je ne sais pas si on sera amenées régulièrement à faire des voyages ensemble, donc j’ai décidé de ne pas créer de compte spécifique car ce serait un peu too much haha. Mais voilà, suivez-nous sur les réseaux sociaux si vous voulez aussi un peu changer d’air par procuration.

Twitter, Instagram Ju & Mel, Snapchat julyyym
Hashtag : #INTERRAILMJ2017
Oui, j’adore tous ces petits trucs de communication, genre créer des hashtags, etc. Désolée.

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J-5 avant de vivre à crédit

Je vois passer beaucoup d’articles sur le fait que l’humanité va commencer à vivre à crédit. Les cris d’alarme se font de plus en plus fort. Mais fait-on réellement quelque chose ? Trop habitué-e-s à notre confort de vie occidentale.

C’est facile de critiquer Trump sur l’accord de Paris quand on ne fait rien. Je vais faire ma rabat-joie végane, mais parfois il faut dire les choses. Surtout aujourd’hui, nos ressources auraient pu être utilisées à meilleur escient. Et préservées. Quand on sait que l’élevage de bétail dans le monde est responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde (Rapport FAO 2013), pourquoi on continue ?  Quand on estime que 70% des surfaces agricoles sont destinées à nourrir ce même bétail (même rapport), alors que 795 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde (fr.wfp.org/faim/faits-et-chiffres) ? Et que pour continuer à nourrir ces bêtes, on est obligés d’abattre des forêts entières, forêts qui absorbent le dioxyde de carbone et aident au bon fonctionnement de notre planète, mais non, c’est trop dur de renoncer à son petit steak haché. 15% des émissions de gaz à effet de serre seraient le résultat de cette déforestation (worldwildlife.org/threats/deforestation).

Retenez bien ceci : „Every time we eat, we are making a political choice, and we are impacting upon the lives of people around the world, on the environment, biodiversity and the climate” (Adrian Bebb).

Oui, ce n’est pas facile de se passer de sa voiture quand on doit aller travailler, oui, on ne peut pas tout changer dans sa vie. Mais la viande ? Les produits animaux ? En avez-vous vraiment besoin ? Posez-vous la question. Vous allez me dire, mais oui mais moi je mange bio, donc ça va. Petit graphique :

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Bon, il est en allemand, mais il montre la différence entre les parcours équivalents en km parcourus par la viande conventionnelle ou biologique. Evidemment, le bio c’est mieux. Mais maintenant, ce n’est plus assez. Le 2 aout, les ressources que notre planète peut renouveler en un an seront épuisées. Chaque année, la sentence tombe, mais à des échéances de plus en plus proches.

Et vous allez aussi me dire, ouais mais vous, vous mangez plein de trucs importés et c’est pas forcément mieux. En ce qui me concerne, ce que je mange de pire c’est surement l’avocat. Et selon ce super calculateur http://www.bonpourleclimat.org/calcul-empreinte-carbone/ :

Pour 100g d’avocat venant de très très loin et totalement hors saison, l’empreinte carbone restera toujours plus faible que pour 100g de blanc de poulet local (418g de CO2 contre 479). Par contre si on compare à 100g d’agneau, l’addition est plus salée : 3304 g de CO2 ! Et il est local !! Et pour 100g de bœuf, 2867…

Si les dégradations causées par la pêche vous intéressent également : https://www.notre-planete.info/environnement/eau/ressources-marines.php#

Libre à vous ensuite de mener vos propres recherches et voir ce qui nous attend…

Bref, vous n’êtes pas obligé-e-s de considérer les animaux comme des êtres vivants à part entière ayant le droit de vivre leur belle vie. Mais vous devez prendre conscience de la planète sur laquelle on vit actuellement. Elle n’est pas juste là pour être exploitée et vous permettre de vivre une belle vie dans l’abondance (Car déjà vous êtes surement des privilégié-e-s, et il y a plein de gens qui meurent de faim pour que vous puissiez avoir votre steak tartare). Car une fois qu’il n’y aura plus rien, il faudra vivre avec, et si vous voulez mon avis ça va pas être joli joli si vous vous mettez pas maintenant à y penser un petit peu, voire beaucoup.

P.S . : Je ne suis pas du genre à engueuler les gens quand ils mangent des POA. Je ne suis du genre à vous faire un scandale si vous commandez du poisson au restaurant avec moi. Et si on m’invite et qu’il a déjà été fait l’effort de cuisiner végétarien, je ne dis pas non et ne m’indigne pas. Je ne suis pas du genre à faire la morale habituellement. Et généralement, je discute de tout ça calmement avec mes ami-e-s, mais là, il fallait un peu que ça sorte, car je suis vraiment en colère contre nous. Oui contre moi aussi. Car je pourrais faire plus d’efforts, je pourrais arrêter de partir loin et de prendre l’avion. Je pourrais arrêter de craquer sur des fringues pas chères fabriquées je ne sais ou. Je pourrais arrêter d’utiliser autant mon ordi, mon portable, tous ces gadgets qui finalement polluent aussi. Mais le problème, c’est que moi aussi je suis habituée à ce petit confort de vie occidentale. J’ai l’impression de faire quelque chose en refusant les POA, mais pas assez. Mais au moins je fais quelque chose. Et croyez-moi, y  a pire que de manger du houmous ou des lentilles corail dans la vie : Y a l’état de la planète. Et on pourrait continuer à parler de plein de choses, de l’énergie, de la croissance à tous prix, la surconsommation, etc. Notre société doit changer.

la fin

Mon vol pour Berlin a été annulé. Mon stage commence lundi, soit demain techniquement, mais tout va bien. J’ai substitué le train à l’avion. Il y avait un triathlon à Paris ce matin, j’ai dû continuer le chemin à pied. Je ne sais pas ce qui m’attend à Berlin, mais j’espère que tout ira bien !!

En fait, on dirait que cette année ne veut pas se finir. Mais quelle année improbable, c’est peut-être l’heure pour le Feedback. Je crois que je suis aussi triste qu’heureuse que ce soit fini.

 

Faut dire que ces dix mois n’ont pas manqué de rebondissements. Y a le côté positif avec les associations (les Végépalien-ne-s keurkeurkeur), les copains, l’Allemagne. Puis le négatif avec les rattrapages, le mémoire, la vie parfois. Puis maintenant, j’ai mon stage à Berlin au Bundesministerium für Umwelt, Naturschutz, Bau und Reaktorsicherheit (le ministère de l’environnement allemand si vous voulez, je me la pète juste un peu). Et en même temps, j’crois que je suis à une période un peu charnière de ma vie où je me demande ce que je veux vraiment et où mes échecs remettent en question tous mes actes, toutes mes décisions. Mais bon, en même temps, on est jeunes et on a le droit de se tromper, de pas réussir du premier coup, d’avoir des doutes, des interrogations.

Au revoir 🌙

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Bref, pour conclure, cette année fut difficile à commencer presqu’autant qu’elle fut triste à terminer. Parce que c’est la fin d’une autre époque. Tous les ans, c’est pareil. Tous les ans, je déménage. Tous les ans, je vis des trucs fous et riches. Et tous les ans, je dois repartir. C’est dommage qu’on se rende compte de tout ça seulement à la fin. Mais toutes les meilleures choses ont une fin. Et ce qui m’attend aujourd’hui promet d’être tout aussi cool, tout aussi riche. Et c’est ça, le plus important.

 

pourquoi voter

Pourquoi j’hésite entre le vote blanc et l’abstention ? Pourquoi aucun candidat n’arrive à me convaincre d’aller voter ?

Pour parler des favoris…

Il est clair que je ne voterai jamais Fillon, ni Le Pen, même si un second tour les oppose. Je ne me résoudrai pas à voter « utile » pour désigner le moins pire. Et honnêtement, entre Le Pen et Fillon, lequel des candidats est vraiment le pire ? Cela reste à prouver. Soit, Fillon a sa famille politique, LR, qui ne sont pas tous d’extrêmes conservateurs horripilants. Mais entre les deux, je ne veux pas choisir. Macron ? Hors de question. Cela ne correspond pas à mes idées, ni mes convictions. Encore une fois, marre du « vote utile ». Quand je vois le regret de mes parents à avoir voté utile en 2002, c’est non merci. Et Hamon alors ? Le PS est sclérosé. Bon, je ne suis pas politicienne, ni politologue. Soit, je trouve le projet du revenu universel très intéressant. Mais il est déjà revenu sur les modalités, et qui nous dit qu’il n’y reviendra pas encore. Certes, Hamon était un frondeur, mais Hamon, c’est toujours le PS et il ne peut agir seul. Ensuite, on me vante beaucoup les mérites de Mélenchon et son projet. Il est vrai que son programme est intéressant. Mais sa vision de l’Europe ne me correspond pas du tout. Je suis européenne, je vis entre la France et l’Allemagne et vis au quotidien ce que l’Europe nous permet de vivre. Remettre en question l’Union européenne est peut-être nécessaire, mais pas comme ça. Pas de manière si drastique. Mais encore une fois, je ne suis pas spécialiste et n’ai pas non plus lu chaque mot de chaque programme pour savoir que je voterai peut-être blanc, ou que je n’irai pas voter.

Pourquoi m’abstenir ? Car il faut revoir le système entièrement. Avant de s’intéresser à l’Europe, il faut peut-être s’intéresser d’abord à notre pays. C’est clair qu’il faut sortir de la Ve République, sur ce point-là je rejoins Hamon et Mélenchon. Mais il y a plus que ça. Le système ne va plus. Ras-le-bol que toutes les décisions viennent d’en haut. Ras-le-bol que nous ne puissions rien dire. Est-ce que votre vote compte vraiment ? Est-ce que vous pensez vraiment que mettre votre bulletin dans une urne va remplir votre devoir de citoyen ? Vous allez sortir en vous frottant les mains « c’est bon j’ai voté, tout va bien, je peux retourner à mes occupations » ? Le vote blanc n’est même pas comptabilisé (et j’espère qu’il le sera un jour). Alors pourquoi aller voter blanc si on peut s’abstenir ? Pourquoi se déplacer pour une élection qui n’est que mascarade ? Est-ce qu’après on vous demande votre avis ? On se souvient de la loi Travail passée grâce au 49.3, c’est ça la démocratie ? Et vous pensez vraiment que les candidat-e-s de cette année changent des élections précédentes ?

C’est à notre échelle qu’il faut agir. Engagez-vous, faites la révolution, luttez contre les inégalités. Mais arrêtez de croire que votre vote a un réel poids. Enfin vous pouvez le croire, mais je pense que c’est faux. A Sciences Po, on apprend beaucoup de choses. On apprend que dans les textes ça se passe comme ça, que pour sauver l’environnement il y a des solutions très simples, etc., mais que dans la réalité, ce n’est pas pareil. Vous savez ce qu’on dit, la théorie et la pratique… Tout n’est que course au pouvoir. Alors moi, je suis engagée, je crois en mes idées, je crois en l’Europe, je crois qu’on peut sauver la planète et réduire les inégalités en même temps, je crois qu’on a les moyens d’agir, mais le vote n’en est pas un. Le vote est une illusion.

Vous êtes libres de penser ce que vous voulez ! Depuis que je ne mange plus de produits  d’origine animale, j’ai l’habitude des avis contraires, et tant mieux, c’est important, le débat. Pourquoi me déplacer pour un système pourri pour mettre un papier blanc dans une urne ? Voilà ce que je crois, le printemps 2017 n’est qu’un grand théâtre.

roman #4

Ma dernière lecture revêt sûrement une grande importance dans le monde du végétarisme et du véganisme. Je viens de commencer La libération animale de Peter Singer, qui va sûrement me prendre quelques mois puisque je lis beaucoup trop peu pour moi-même pendant les périodes de cours. Mais cette nouvelle lecture se trouve dans la continuité de mon processus de réflexion et de celle que je viens de finir dans l’avion me ramenant en France hier : Faut-il manger les animaux ? Par Jonathan Safran Foer (sorti en 2009 aux USA, en 2011 en France).

Jonathan Safran Foer est un jeune écrivain américain – oui d’accord il va avoir 40 ans cette année, mais la vieillesse est relative… Cet auteur est connu notamment pour ses premiers romans comme Tout est illuminé de 2002. Je ne l’ai pas lu, mais il paraît qu’il est très bien. Faut-il manger les animaux ? comme son titre l’indique essaye de répondre à une question très précise, en tout cas d’argumenter sur une question très précise. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Jonathan Safran Foer ne fait pas une critique extrêmement dure des consommateurs de viande, n’essayent pas de propager sa vision des choses, mais aborde ces sujets (la consommation de produits animaux, le problème de l’élevage industriel, les conditions de vie et de mort des animaux élevés, etc.) de manière très neutre et objective selon moi. Il expose des faits, des données, des événements réels, relate des entretiens avec des propriétaires d’élevages, des végétariens, des activistes, etc. Il ne s’intéresse pas à un seul point de vue, essaye de comprendre pourquoi, comment, qui. 

Et j’ai envie de citer un passage, au tout début du livre (pp.25-26 de l’édition de poche) qui me semble très intéressant, qui en dit long sur la conscience que nous avons de notre consommation de viande actuelle : 

« Presque toujours, quand je disais à quelqu’un que j’écrivais un livre sur la consommation des animaux, cette personne en concluait, sans même avoir la moindre idée de mes opinions, que ce serait un plaidoyer pour le végétarisme. C’est là un préjugé extrêmement révélateur, un a priori qui traduit non seulement la conviction qu’une enquête minutieuse sur l’élevage des animaux inciterait n’importe qui à renoncer à manger de la viande, mais aussi que la plupart des gens savent déjà que ce serait la seule conclusion à en tirer. »

J’ai beaucoup apprécié ce roman, car il ne s’agit pas seulement d’un roman en fait, il s’agit d’une réflexion importante sur un problème grave de notre société, un bouquin extrêmement facile d’accès et à comprendre, un incontournable selon moi ! Evidemment, Jonathan Safran Foer traite de l’Amérique, des Etats-Unis et non pas de l’Europe, mais est-ce que cela change vraiment quelque chose lorsqu’on voit les vidéos publiées par L214 ? Les témoignages d’employés espagnols dans des abattoirs ? Non pas vraiment.

En tout cas, vraiment, si vous êtes sceptiques sur les raisons du végéta*isme ou véganisme, s’il-vous-plaît, prenez le temps de lire ce livre, il n’est pas si long, tout à fait intéressant et très documenté. Je ne cherche pas à vous convaincre à passer à l’acte car évidemment, je sais que je vais me heurter à de grosses difficultés avec ma seule voix, mais prenez le temps de lire, juste lire.

A la Fnac à partir de 5,85€ d’occasion.

bientôt vegan ?

Bon. Nous arrivons en février – le mois que je me suis fixée comme objectif pour passer à l’étape supérieure de mon engagement pour l’environnement et les animaux.

C’est le mois que je me suis fixée pour arrêter de tergiverser, de dire « mais oui je veux devenir vegan, mais j’aime trop le fromage », « mais oui je suis hyper impressionnée par les gens qui ont passé le cap, mais je fais pas attention quand j’achète mes céréales ». Bref.

Lorsqu’on prend la décision de devenir vegan, qu’un jour dans un futur proche on sera vegan, on se met à réfléchir à tout un tas de choses. Lorsqu’on prend cette grande décision, on est souvent déjà dans une dynamique du changement, à la recherche d’alternatives, impliqué pour la cause environnementale et animale. Lorsqu’on prend cette grande décision, le plus dur n’est pas de changer sa manière de faire les courses ou de regarder plus attentivement la composition des produits qu’on achète, le plus dur n’est pas d’en parler, de débattre autour de ces sujets et de trouver des arguments et contre-arguments pour expliquer pourquoi ce choix, pourquoi cette alimentation. Lorsqu’on prend cette grande décision, le plus difficile, c’est l’acceptation. Je suis évidemment d’avis que mes choix ne concernent que moi et qu’il faut assumer pleinement les choses qu’on fait, qu’on dit, qu’on pense, mais cela n’empêche que cette acceptation est le passage le plus compliqué lorsqu’on souhaite changer définitivement. J’écris actuellement mon Bachelorarbeit sur le végétarisme en tant qu’alternative durable de notre alimentation. Et je vois dans mon travail à quel point il est difficile de changer les habitus, les représentations sociales, les pratiques sociales. Toutes ces choses sont ancrées dans nos esprits et il est compliqué de les faire disparaître, de faire disparaître ce mythe de la viande comme nécessaire à notre santé, des produits laitiers comme indispensable à la croissance, de tous ces mythes qui existent autour de l’alimentation végétale comme quoi tous les végétaliens seraient carencés (personnellement je ne vois pas le problème de complémenter en B12, on a à notre disposition des moyens naturels nous évitant ces carences, pourquoi ne pas les utiliser au lieu de soutenir l’industrie d’élevage ?). Pour revenir au sujet de départ, le plus compliqué est donc l’acceptation. Devenir vegan oui, mais au prix de quoi ? Après un travail profond sur soi qui remet beaucoup de choses en question, il s’agit de faire accepter le changement par les autres sans subir les critiques permanentes, les frustrations lorsqu’on mange à l’extérieur, les remarques, les incompréhensions. Le plus dur est également d’accepter ces critiques, ces frustrations, ces remarques, ces incompréhensions en attendant que la pilule passe, que la réflexion s’opère. Vegan est toujours associé à l’extrême au sens négatif du terme, mais être vegan, c’est être altruiste, c’est rejeter l’anthropocentrisme de notre société, c’est éviter les souffrances animales, c’est respecter l’environnement, c’est respecter les autres. Les vegans extrêmes qui critiquent toute consommation de produit animal et rejettent toute personne qui ne leur ressemble pas n’ont vraiment rien à voir avec la philosophie qui – je pense – est celle d’un vegan. Le respect de l’animal va de pair avec le respect de ses semblables.

Mais voilà, faire ce choix n’est pas difficile, mais le faire accepter et ne pas être stigmatisé l’est. Je suis dans cette phase encore de passage à l’acte, de réflexion profonde. Je n’achète plus de produits animaux, vous ne trouverez pas de beurre dans mon frigo, ni de lait de vache, ni aucune trace de yaourt à base de lait animal. Mes céréales matinales sont garanties sans chocolat au lait (et sans lait haha). Bref. Il n’y a qu’un pas. J’ai donc décidé d’y aller progressivement et de voir à la fin du mois de février ce qu’il en est. C’est-à-dire de ne plus consommer aucun produit animal sauf si j’en suis réellement obligée (car sinon je ne mangerai que de la salade), par exemple repas chez les grands-parents ou dîner au restaurant ou que sais-je. C’est un premier pas. Certains critiqueront (que ce soit du côté des omnis ou des vegans invétérés), mais tout le monde n’est pas capable de changer du jour au lendemain et de mettre tout son entourage au pied du mur en 24h, je n’ai pas envie de devoir lire le menu du restaurant avant d’accepter une invitation, d’être impolie avec mes proches qui ne sauront pas où j’en suis dans ma réflexion, de refuser un repas cuisiné sans arrières-pensées, bref. Vous voyez ce que je veux dire.

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P.S.: A mes chers parents, si vous me lisez, je sais évidemment que vous accepteriez mon véganisme, les passages négatifs sur l’acceptation des autres ne vous étaient pas destinés.

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Tout d’abord, bonne et heureuse nouvelle année à tous ceux qui me suivent et me lisent (aux autres aussi, bien sûr, sauf aux pro-FN) ! Je vous souhaite le meilleur (même si on s’était déjà tous souhaité ça l’année dernière, et puis l’année d’avant, et puis l’année encore d’avant, et c’était pas jojo… mais bon, on est plus forts que ça, on n’arrête pas de se le répéter), la santé, tout ça, tout ça quoi.

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Bref. Avez-vous des résolutions particulières pour 2017 ? Avez-vous des projets spéciaux ? Avez-vous de quoi faire de cette année une année hors du commun ? (Ou du moins, une année sympa.) Sûrement ! Au moins commencer à sauver la planète non ? On a tous des projets plein la tête, des envies de nouveauté, des bonnes résolutions. Je vais vous parler un peu de la manière dont je vois mon année.

La grande étape de cette année sera mon passage au véganisme. Un an après mon passage au végétarisme. Malgré les remarques, malgré les contraintes, malgré les mauvaises (ou bonnes parfois) blagues, enfin malgré tout, je souhaite devenir vegan, et ce ne sera pas facile, mais j’y arriverai. A Noël, j’ai reçu des livres sur la condition animale et la consommation animale (prochain article sur le livre que je lis en ce moment hihi) afin de parfaire mes arguments, de comprendre un peu plus ce qui se trame dans l’industrie de l’élevage, et puis pour ma culture perso bien sûr (je les avais demandés ces bouquins bien sûr, ma famille ne me pousse pas vraiment dans cette voie, sans pour autant s’y opposer !). Je voudrais aussi rappeler qu’il existe plusieurs types de vegans, comme il existe plusieurs courants au sein de la droite ou de la gauche, comme il existe plusieurs visions du monde, etc. Pour faire court et à titre non exhaustif, il y a les extrêmes et les modérés. Il y a ceux qui passeront leur temps à vous dire que ce que vous faites est mal et n’auront aucun problème à vous critiquer ou vous engueuler dès que vous essayerez de développer votre point de vue. Puis ceux qui vont discuter avec vous tranquillement, écouter vos points de vue, vous confier les leurs. Enfin voilà, ceci ne concerne pas seulement les vegans, les carnivores réagissent aussi de la même manière… Si je ne mange pas de viande, ce n’est pas parce que je n’ai pas le droit ou que je ne peux pas, je ne mange pas de viande car je ne veux pas, je n’ai pas envie et là est toute la différence. On ne me dicte pas ma conduite, c’est moi qui décide de ce que je veux faire ou pas. Bref j’ai hâte de pouvoir faire un article plus approfondi là-dessus !!

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moi essayant de vous convertir

Sinon, 2017 promet d’être une année intéressante, et je n’ai pas de résolutions particulières si ce n’est de vivre à fond ce qui va s’offrir à moi et de profiter de chaque instant, car plus le temps passe, plus les événements s’enchaînent et plus l’on se rend compte que l’on n’a pas le temps pour la tristesse, la colère et la méchanceté.

Je commence la semaine prochaine le semestre 2 de mon master de Développement Soutenable à l’IEP, il devrait être assez intéressant et je me réjouis (car le semestre 1, c’était pas la folie…). En mars j’aurai rendu mon Bachelorarbeit (en espérant le valider, résultats en mai!!) et la vie sera belle. Je finirai ma troisième année à Sciences Po avec le sourire, même si j’ai des rattrapages et même si je foire mon Grand O, car, c’est quoi dans une vie ? Je me rendrai à Berlin en juin pour y faire mon stage obligatoire, que demander de plus ? Bon, je ne ferai pas ce stage à Londres que l’on m’a pas proposé car premièrement, ils ne me répondent plus et l’envie m’est passée, et deuxièmement Londres c’est beaucoup trop cher, et troisièmement, je peux faire mon Interrail tant souhaité en septembre avec Mel avant de reprendre la belle vie à Münster en octobre (en étant peut-être assistante de français dans une école là-bas !! Réponse en mai également…). Bref, une jolie année s’annonce !! Une année sûrement pleine de surprises et de rebondissements. Et en tout cas, même si tous mes voeux ne se réalisent pas, j’ai déjà une trop belle vie pour me plaindre.

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amour, paix et légumes