La Végé Table

Ce midi, on a testé le premier (à ma connaissance) restaurant végétalien de Reims : La Végé Table.

Au programme, salade de chou rouge à la clémentine et une petite sauce à l’huile de sésame.

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L’entrée fut suivie de trois petites pizzas roulées et une salade de mâche et d’endives.

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Et en guise de dessert, une (bonne) part de fondant au chocolat accompagné de sa chantilly. Et un petit café pour la route.

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Avant de commander, il nous fut expliqué comment le restaurant s’est « construit », c’est-à-dire que tout ce que l’on y trouve (couverts, verres, tables, etc.) a été récupéré, même les extincteurs (mais ils ont été vérifiés avant bien sûr ;)). Le but étant de jeter le moins possible, et de proposer de la bonne cuisine. Il est possible de remporter la fin de son dessert si on ne l’a pas terminé. Et Séverine et Rémi prévoient juste assez pour tous les convives (pour l’instant, le restaurant affiche complet tous les jours, pensez à réserver !) afin de ne rien jeter et de ne pas gaspiller. Alors, en plus, de nous proposer enfin de la restauration végétalienne, Séverine et Rémi montre qu’il est possible de vivre de manière durable, même pour un restaurant !

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finalement, on va peut-être réussir à passer l’année

Le pessimisme dans ce titre de billet haha.

La vérité, c’est qu’on pensait (presque) tous que l’arrivée en 4A allait être incroyablement difficile, qu’on allait tous crouler sous le boulot, qu’on passerait nos vies en salle de travail, BU ou au bureau de notre chambre lilloise. Mais non. Enfin dans mon cas non. Evidemment, il y a un peu de boulot car il faut travailler les cours – pour la plupart magistraux – en prévision des partiels et surtout bosser son mémoire/Bachelorarbeit selon sa filière. Dans mon cas, c’est le Bachelorarbeit – à rendre pour le 9 mars 2017. Autant dire que les prochains mois vont passer très très vite et qu’après Nouvel An, ma vie sociale sera sûrement réduite à zéro ou à raconter combien je stresse, comment je vais mourir, etc. Mais quoi qu’il en soit en ce froid mois d’octobre, la vie n’est pas si dure. Il est vrai que les premières semaines restaient malgré tout assez déprimantes. Mais maintenant, on s’habitue.

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moi pensant à mon mémoire

Je crois que je suis en train de me faire pas mal de bons amis en 4A. Car oui, je suis en réalité seulement en troisième année d’études. Mais pour vous résumer vite fait : les 3A de Sciences Po sont en année de mobilité, donc ils ne sont pas à Lille. Mais nous, les 3A en filière franco-allemande, nous sommes de retour et nous sommes les seuls 3A présents à Sciences Po. Du coup, on n’allait pas créer une classe spéciale pour nous. C’est pourquoi on se retrouve en compagnie des 4A en première année de Master. J’ai rencontré des gens très sympas (malgré le fait qu’ils soient centristes ou plutôt de droite *clin d’oeil appuyé à mes potos qui se reconnaîtront* #AJ2017 #lol). Donc on va dire que d’un point de vue « nouvelles » rencontres, apéros sympas, sorties sympas, ça se passe plutôt bien.

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moi et mes ami(e)s cette année

Par ailleurs, je suis impliquée maintenant dans deux associations :
Visions d’Europe (association qui existe aussi à Münster en version allemande hihi) afin de vivre ma passion pour la communication (ok, passion est peut-être un grand mot), mais c’est plutôt sympa quand on aime l’Europe et la communication. Et puis être responsable de pôle, ça le fait ! (Vous pouvez checker mon profil LinkedIn hyperactif ici). Haha. Du coup je me tâte à refaire un master de communication après mes 5 ans à Sciences Po.
La Ruche et notamment, les Végépalien.ne.s, le pôle vegan de la Ruche. Alors oui, soit, je ne suis toujours pas vegan. Mais je suis végétarienne et très sensibilisée à ces questions et c’est vraiment un pôle avec des gens hyper cool et on organise notre premier event mercredi (Vegan Cooking Night) et franchement je sens que ça va être bien bien bien. Et je pense que c’est important de sensibiliser les gens à ces questions. Alors retrouvez-nous sur Twitter, Facebook et le site de La Ruche (qui sera bientôt rempli je l’espère) pour des aventures végétales au top !

Enfin voilà, je rentre souvent chez moi le week-end ça fait du bien, même si c’est toujours un peu court en finissant le samedi à midi et en reprenant le lundi à 8h. Mais bon… J’ai choisi Berlin pour les vacances parce que voilà, les vrais sauront.

Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine (deux posts en trois jours, je m’éblouis moi-même !) et de fantastiques vacances de la Toussaint.

moi avant les vacances vivant à 100 à l'heure

moi avant les vacances vivant à 100 à l’heure

roman #3

Voici donc ma troisième recommandation littéraire. On peut appeler ça ma lecture de l’été puisque je l’ai littéralement commencée fin mai/début juin et fini en août (mais oui je sais que l’été ne commence que le 21 juin). Je m’améliore : seulement cinq entre ma dernière recommandation et celle d’aujourd’hui. Il s’agit de La Bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald.

Katarina Bivald est une écrivaine suédoise. La Bibliothèque des cœurs cabossés est son premier roman paru en 2015. Je l’ai reçu pour mon anniversaire il me semble. Mais n’ai fini de le lire qu’en août car en fait, la vie d’étudiante, c’est très très prenant – même pendant les vacances. Cependant La Bibliothèque des cœurs cabossés est un très bon roman, plutôt un très joli roman. Un roman tout doux.

L’héroïne du roman de Katarina Bivald est également suédoise et libraire de profession. L’auteure a elle-même travaillé dans une librairie. Je ne connais pas Katarina Bivald, mais je pense que l’héroïne, Sara Lindqvist, lui ressemble fortement. Je suis de toute façon de l’avis que les héroïnes et héros de romans, de nouvelles, de bandes dessinées ont toujours une part de l’auteur en eux et reflètent toujours un peu la personnalité de ceux qui les créent. On ne crée – selon moi – jamais indépendamment de sa personnalité, de sa façon de voir les choses et le monde, même si on veut rester le plus neutre possible du monde. Un personnage fictif est toujours inspiré par nos propres impressions de la vie. Bref. Je m’éloigne. Quoi qu’il en soit, je pense que l’héroïne ressemble à l’auteure.

Sara est donc une Suédoise un peu timide et maladroite sur les bords. Son unique passion : les livres. Elle entretient depuis un bout de temps une correspondance régulière avec Amy, une Américaine, déjà âgée. Leur échange se base principalement sur la littérature. Elles partagent leurs points de vue sur telle ou telle œuvre, s’envoie des romans, s’en recommandent d’autres. Un jour, Sara lui rend visite à Broken Whell, dans l’Iowa. Une ville perdue si on en croit la description qu’en fait l’auteure. Une ville que tout le monde a oublié et dont seuls ses habitants permet encore la subsistance. Mais quand Sara arrive, Amy n’est plus là… Il s’ensuit alors des aventures en tout genre. Plutôt banales à vrai dire, mais très rigolotes, très anecdotiques sur cette ville qu’est Broken Whell et sur l’Amérique. On s’imagine cette ville perdue que tout le monde a oublié et que peut-être même les cartes ne mentionnent plus. On est attendris par ses habitants qui savent qu’il n’y a plus rien à faire ici et que l’avenir de Broken Whell est limité, mais qui restent quand même parce que c’est ici, chez eux. On développe une certaine antipathie pour les habitants d’Hope, la grande ville proche, beaucoup plus vivante, qui parlent déjà de Broken Whell comme d’une ville morte. Et surtout on adore Sara qui va essayer de faire revivre la ville, qui va apparaître tel un rayon de soleil dans la vie de ces gens et leur donner envie de vivre. Pas simplement d’exister.

Voilà, ce n’est pas un thriller qui va vous maintenir en haleine du début à la fin, ce n’est pas un roman qui raconte un grand événement de l’histoire, ce n’est pas un roman philosophique. Ce n’est rien de « grand » si on suit la définition usuellement donnée aux « grandes » œuvres. Mais malgré tout il y a ce petit côté spirituel, réflexion sur notre vie de tous les jours, et ce pétillant. Je vous conseille. Un beau roman. Un roman tout doux.

A la Fnac à partir de 4,16€.

bilan

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les au revoir (parmi tant d’autres)

Septembre 2015

J’ai hâte d’aller à Münster et de commencer une nouvelle année là-bas. Je suis encore en vacances jusque mi-octobre, le temps se fait long. Mais quand j’arrive à Münster à la fin du mois, le coup de blues se fait quand même ressentir. Partir à l’étranger, ce n’est pas comme partir faire mes études dans une autre ville pour moi. Car Lille-Reims, il faut avouer qu’il y a pire. Si tu veux tu peux rentrer tous les week-ends pour voir ta famille et tes amis de là-bas, en covoit’ c’est hyper intéressant. Münster-Reims, c’est pas tout à fait pareil, même si encore je n’étais pas la pire. Mais à 19 ans, même plutôt indépendante, ça arrive quand même de se sentir un peu triste et de se dire « j’aurais bien passé quelques nuits de plus dans mon lit » (lit qui d’ailleurs n’est plus vraiment ton lit puisque que cela doit être celui dans lequel tu dors le moins depuis que tu as commencé tes études).

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château de la fac

Octobre 2015

L’année commence à Münster. Tranquillement. Le rush de Sciences Po ? Connaît pas. Je suis en week-end le jeudi midi, je reprends doucement le lundi. La vie est belle. Mais quand même : qu’est-ce que je vais faire de tout ce temps ? Au début, c’est pas facile non plus ça. On est habitués à vivre à 100 à l’heure, rendre des fiches de lecture, réviser des galops, préparer des exposés toutes les semaines et là… Non. Il faut un temps d’adaptation.

week-end à Köln

week-end à Köln

Novembre 2015

Le temps est morose. On n’a toujours pas trouvé comment remplir son temps libre entièrement, c’est bien de s’ennuyer, mais bon. Pas tout le temps. Mois de novembre pas très marquant. Je me rends juste à Strasbourg pour parler de mon cursus au forum franco-allemand. Ca fait du bien, c’est juste après les attentats, je suis contente de voir de la famille.

berlin

berlin

Décembre 2015

Le mois de Noël. Toujours trop de temps libre à mon goût. (Mais je vous rassure, je m’y habituerai vite.) On décide de voyager un peu. Enfin voyager, je vais juste à Berlin pour le week-end, chez un ami rencontré en Voltaire (six mois en Allemagne en Seconde) qui fait ses études à Berlin. Je lui ai rendu visite dans sa petite ville paumée début septembre, mais maintenant il me permet d’avoir un pied à terre à Berlin. C’est là que l’année commence vraiment à être intéressante car je fais de très belles rencontres. Enfin surtout une. Et puis je rentre pour Noël, et là moi qui attendais de rentrer depuis un moment, j’ai qu’une envie : retourner en Allemagne.

retour à Münster

retour à Münster

Janvier 2016

Les partiels se rapprochent. On commence à réviser, à penser aux Hausarbeiten, à se dire qu’il faut peut-être (un peu) travailler. Non pas qu’on ne travaille pas, mais c’est différent, moins scolaire, plus libre, plus flexible. Je retourne à Berlin et tombe totalement amoureuse, pas que de la ville (je l’étais déjà). On fait des dîners et/ou apéros entre copines. On commence à avoir nos habitudes à Münster. Et en plus, je suis devenue végétarienne.

porto

porto

Février – Mars 2016

Deux semaines de partiels environ. Trois partiels étalés sur deux semaines grosso modo. Le bonheur. Ca change de Sciences Po. Et ensuite deux mois de vacances. Ok, il faut écrire les Hausarbeiten, mais deux mois de vacances !! Je profite. Porto en famille, Münster pour travailler, Berlin encore et toujours, la France pour retrouver sa famille et ses amis.

berlin

Avril 2016

Retour à Münster pour le deuxième semestre. Nouvel emploi du temps : cours du lundi midi au mercredi soir. Je réalise que j’ai de moins en moins de retourner à Sciences Po et retourner vivre en France en général, je me sens bien en Allemagne, et finalement Münster, c’est pas si loin de chez moi et puis Paris-Berlin en avion, ça se fait plutôt bien. Le semestre commence à peine, mais j’ai déjà l’impression que c’est la fin. Un an c’est trop court.

20 ans

20 ans

Mai 2016

Même pas un mois de cours, déjà une semaine de vacances pour la Pentecôte. Je rentre à la maison car j’ai 20 ans et mes cadeaux je les veux quand même… Hahaha. Quoi qu’il en soit, le mois de mai se déroule à merveille, pas trop de taff, quelques jours à Berlin, toujours les apéros/dîners entre potes… Parfois on se lève à midi, on mange à 16h et puis encore une fois à 22h. Le week-end du 1er mai on boit toute la journée et tout le monde s’en fiche. Purée c’est bon la vie d’étudiant.

20 ans

20 ans

Juin 2016

Je rentre à Reims pour fêter mes 20 ans entre potes avec Clémentine qui est de fin mai, je crois que c’est le meilleur anniversaire de ma vie ! D’ailleurs si vous voulez encore m’offrir un cadeau car vous ne l’avez pas fait, c’est sans aucun souci. Je crois que j’ai jamais été aussi heureuse. Je veux pas partir. Et pourtant la fin se rapproche de plus en plus… Non pas que j’adore Münster et que j’y passerai le restant de mes jours. Mais ma vie plus tard, je veux pas la construire en France. Et parce que de toute façon, je me sens Européenne. Ces nationalismes n’ont aucun sens pour moi. L’Europe c’est chez moi, l’Europe je l’aime.

dernières soirées à münster

dernières soirées à münster

Juillet 2016

Dernier mois à Münster. Des fêtes d’adieux, un dernier aller-retour à Berlin, encore quelques partiels et on plie bagage. Je dois rentrer chez moi en train car mes parents sont en vacances et ne peuvent venir me chercher avec la voiture pour déménager mes affaires. Je passe une journée à voyager pratiquement pour atteindre Reims de Münster. J’ai vendu tous mes meubles. Enfin presque. Mais je reviens quand même avec une amie pour récupérer tout mon bordeL. Je dis au revoir à ma coloc. On boit un dernier coup à l’Aasee, on mange une dernière fois dehors, et le lendemain matin, tout est chargé, on se casse. Au revoir Münster, tu vas me manquer, mais on se revoit bientôt. C’est déprimant mais c’est comme ça.

chien à plumes 2016

chien à plumes 2016

Août-Septembre 2016

Je travaille tout l’été (avec une petite pause au Chien à Plumes) avant de rejoindre mon amoureux pour deux semaines de vacances avant le retour à Sciences Po. Je vous cache pas que je flippe. Cette année, c’est M1 Développement Soutenable + rédaction du Bachelorarbeit pour valider mon Bachelor allemand. En plus, je suis loin de Berlin. Les adieux à l’aéroport avant de rejoindre Paris sont insoutenables. L’arrivée à Sciences Po a quelque chose de bizarre, comme si c’était irréaliste. Heureusement mes nouveaux colocs ont l’air sympa.

pourquoi je pense à devenir vegan

Alors, bien que je n’aie bien sûr pas de date anniversaire précise datant le début de mon passage au végétarisme, cela fait environ six mois que je m’y suis mise. Soit six mois. Soit la moitié d’une année. Mince, que le temps passe vite, j’ai l’impression d’avoir pris cette décision hier. Peut-être parce que la viande ne me manque pas vraiment ? Peut-être parce que ce n’est pas si difficile finalement de bannir de son alimentation viande blanche, viande rouge, poissons et autres animaux ? Seulement… je me suis rendue compte également qu’il n’est pas si compliqué de retirer œufs, beurre et autres produits laitiers de ses repas quotidiens. Premièrement je ne cuisine jamais au beurre. Deuxièmement je ne mange presque plus d’œufs. Troisièmement je n’achète jamais de yaourts à base de lait de vache ou autre lait animal et ne bois plus non plus de lait animal. Je suis une grande fan du lait de soja à la vanille et les yaourts au soja n’ont plus de secrets pour moi. Vous n’imaginez pas non plus tout ce qu’on peut faire avec du soja et du seitan. Le tempeh… Une tuerie. Et quoi ? On ne peut pas faire de gâteaux sans œufs ? Foutaises. Et des crêpes non plus ? Mensonges. En fait, une alimentation exempte de produits animaux permet de découvrir tellement de choses qu’on n’aurait jamais pensé manger auparavant. Et je vous jure qu’un Döner avec du seitan cuisiné comme du kebab, c’est une tuerie (d’ailleurs voici une adresse à Berlin que je vous recommande fortement, leur Döner c’est le jeudi car Dönerstag, et mon Dieu, on se tuerait pour en manger un !). Bref. Le petit bilan de mon alimentation établi, nous allons passer à ce qui me pousse à devenir vegan et à ce qui me retient.

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Devenir vegan
Etre vegan est souvent considéré par les ignorants comme le mode de vie un peu décalé d’un hipster qui se la joue et veut montrer qu’il est différent des autres, ou bien est souvent assimilé aux marginaux. Comme si les vegans étaient fous et ne savaient pas ce qu’ils faisaient. Et comme si c’était des extrémistes. Je veux dire. On respecte tout. Les croyants, les non-croyants, les politiques, les gauchistes, les écologistes, les Républicains, et même… Ah non, pas le Front National. Donc on respecte PRESQUE tout. Alors pourquoi pas les Vegans ? Je veux dire, ce n’est qu’une conviction parmi tant d’autres. Ce que je retiens de l’enseignement qui m’a été donné, c’est qu’il faut croire en ses convictions, respecter sa philosophie de vie, ses principes et respecter les autres. Soit, je n’approuve pas le fait de manger de la viande, mais cela veut-il dire que je ne respecte pas les gens qui le font en tant que personne ? Non. Donc, j’attends un juste retour des choses de la part des omnivores.
Si je pense à devenir vegan, c’est parce qu’en devenant végétarienne, j’ai commencé à m’intéresser de plus en plus à tout ce qui va avec le végétarisme. Et je ne cautionne pas la maltraitance des animaux. Ce sont des êtres vivants. « Do animals have less fear because they live without words? » Je ne pense pas.
Par ailleurs, l’une des raisons de mon végétarisme était également l’environnement. Réduire la souffrance de notre belle planète. Devenir vegan ne serait que l’accomplissement de mon engagement.
Donc comme tout vegan qui se respecterait, je le serais pour le bien-être des animaux et de notre planète Terre. Même si à moi seule, je ne peux pas changer grand-chose.
Alors je ne vous demande pas de devenir végétarien ou même vegan, je vous demande juste d’essayer de comprendre ce que cela implique et d’arrêter le scepticisme à deux balles. « Quoi ? Mais tu manges quoi ? Des légumes ? », « Mais c’est vraiment extrême quand même ! » Qui a dit que l’extrême était foncièrement mauvais ? (A part l’extrême-droite.) Est-ce que c’est mal de croire extrêmement en ses convictions ? Est-ce que c’est mal d’être extrêmement heureux ? Est-ce que c’est mal d’être extrêmement amoureux ? Est-ce que c’est mal de se sentir extrêmement concerné ? Est-ce que c’est mal de vivre certaines choses de manière extrême ? Non. Je ne crois pas. Voilà pourquoi je pense à passer le cap.

 

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Mais…
… c’est une étape difficile. Devenir vegan c’est contraignant. Et je ne parle pas de l’alimentation, car selon moi beaucoup de vegans affirmés, convaincus et du coup très renseignés, se nourrissent beaucoup mieux que des personnes omnivores, car les vegans (attention affirmés, convaincus et très renseignés qui savent dans quoi ils se lancent, pas des vegans de pacotille) font beaucoup plus attention à ce qu’ils mangent, à leurs apports en protéines, vitamines, à tout ce qu’on trouve ordinairement dans les produits animaux. Ce qui fait que leur mode d’alimentation est souvent beaucoup plus sain selon moi et mon observation (à une échelle microscopique) de la société.
Non, devenir vegan c’est contraignant.
Car manger dehors est plus difficile. Surtout en France si on ne veut pas se retrouver avec une salade César sans poulet, donc une salade tout court.
Car tu imposes quand même ça à ta famille et même si tu veux qu’ils comprennent, ce n’est pas facile, mais heureusement petit vegan tu sais souvent cuisiner un peu de base et t’y mets encore plus et te sens prêt à leur faire la cuisine.
Car le scepticisme et les moues sont choses courantes. Et que si tu dis que tu as fait un gâteau au chocolat, tout le monde trouve ça délicieux. Si tu rajoutes que c’est vegan, petite grimace et « mais pourquoi ? ». Exemple typique.
Car on se met un peu en marge de la société, surtout en France (oh Deutschland, tellement triste de te quitter dans trois semaines…) et que ce n’est pas forcément toujours facile.

 

et en plus, y a plein de stickers cool pour affirmer sa veganattitude hihi

et en plus, y a plein de stickers cool pour affirmer sa veganattitude hihi

Ce n’est donc pour l’instant qu’en réflexion, mais je penche fortement vers le véganisme. (Ok peut-être que vivre en Allemagne et avoir un copain vegan m’a fortement influencée… Mais peu importe, cela reste mes convictions. Je sais me forger mes propres opinions.)

Les commentaires sont les bienvenus, mais comme pour tout sujet, ce qui n’est pas constructif, n’a aucun intérêt.

billet d’humeur

Je me souviens encore de mon arrivée à Münster. Ce moment où je me suis assise sur mon lit parcourant ma chambre du regard. Mon père venait de partir et de me laisser là. Dans cette nouvelle vie. Au milieu de mes cartons. Au début, ce n’était pas facile il faut l’avouer. Et maintenant je voudrais qu’on me ramène à ce moment, il y a plus de huit mois. Je veux que tout recommence. L’été arrive et avec lui, la fin de mon année en Allemagne. A peine un peu plus d’un mois me reste-t-il ici. Je savais déjà que j’avais une prédisposition pour l’Allemagne en arrivant en NRW, en passant le concours de Sciences Po Lille/WWU Münster. Et maintenant je sais que ma vie est en grande partie ici, que je me sens bien et chez moi dans ce pays qui pourtant n’est pas le mien. Lille, j’aimais Lille. Mais ce n’est pas pareil. Ici, j’ai l’impression d’avoir vraiment commencé à vivre ma vie, à devenir une vraie adulte. À vivre tout court. Profiter de chaque instant. Les retours en France sont d’autant plus délicieux qu’on les savoure beaucoup plus qu’un aller/retour Reims/Lille qui en soi n’a rien d’extraordinaire. Quitter Münster ne sera pas facile. Quitter l’Allemagne le sera d’autant moins. Heureusement ce n’est que pour un an. Heureusement on revient.

quand je pense au retour en France

quand je pense au retour en France

P.S.: La photo à la Une date d’un de mes week-ends à Berlin.

roman #2

Six mois après ma première recommandation en matière de romans, je me décide enfin à vous parler d’un autre de mes romans préférés. Alors, de quoi s’agit-il ? Suspens, suspens. (…) Belle du Seigneur par Albert Cohen ! Pourquoi Belle du Seigneur ? Premièrement, certainement parce que je suis une grande romantique, amoureuse des histoires d’amour en tous genres, et en particulier celles qui finissent mal. Deuxièmement parce qu’il s’agit tout de même d’un chef d’oeuvre du 20e siècle. Publié en 1968, Belle du Seigneur est en réalité le troisième volume d’une tétralogie. Mais je dois bien l’avouer, je n’ai lu aucune des autres oeuvres. Belle du Seigneur n’a, selon moi, pas besoin de ses prédécesseurs et de son successeur, pour exister. Je ne connais pas vraiment Albert Cohen, si ce n’est qu’il est suisse et que ce roman est le summum de son oeuvre. La version que je possède est une version de poche, celle de Folio. Il est vrai que le nombre de pages peut au début vous rebuter. En effet pour lire 1000 pages, il faut avoir du courage. Mais je vous assure, que cela en vaut le coup. Enfin quoi que, c’est sûrement (comme c’est le cas pour beaucoup de choses) quitte ou double. On adore ou on déteste.

Mais qu’est-ce que raconte exactement Belle du Seigneur ? La naissance d’une histoire d’amour passionnée entre deux jeunes gens : Ariane et Solal. Ariane pourtant mariée, une vie bien réglée. Mais Solal est un séducteur et a beaucoup plus de charme que son mari, Adrien. Leur passion va alors se développer, une passion sans équivoque qui pourtant va peu à peu perdre sa splendeur. Mais elle ne disparaîtra cependant pas totalement parce qu’Ariane et Solal vont trouver une « solution ». Je n’ai pas envie de vous en dire plus car c’est la fin du roman et pour moi toute la beauté se trouvent là. Même si cela paraît en même temps totalement stupide. D’ailleurs, c’est lire un extrait de la fin du roman en cours de littérature au lycée qui m’a donné envie de me le procurer. Et je dois dire que je ne regrette pas. Mais à côté de cette histoire d’amour enflammée, Albert Cohen via son héros juif aborde aussi le thème de l’antisémitisme, fortement prégnant à l’époque où il écrit son oeuvre. Et grâce au personnage d’Adrien, le roman a malgré tout un côté comique, se moquant des personnages comme Adrien. Personnage médiocre, sans qualités exceptionnelles, sans réussite extraordinaire. Et par extension se moquant d’un certain type de société.

Quant à mon avis sur le roman, vous avez déjà pu lire que j’avais beaucoup aimé et que cela en vaut le coup. Belle du Seigneur est pour moi une oeuvre magnifique et étincelante. Déjà une grande amoureuse de base, ce livre a encore bouleversé ma vision de l’amour et l’a rendue sûrement encore plus passionnée. (Oui, vous avez le droit de vous moquer ou de rigoler, mais pas de commentaires s’il-vous-plaît haha.) Malgré tout, je n’ai pas vraiment aimé le film. Pour moi, cela reste un roman extraordinaire, mais le film n’a pas répondu à mes attendes. Bref, je recommande le bouquin ! Comme l’a qualifié les Inrocks il s’agit d’une « histoire d’amour absolue, indépassable ». Et comme disait Paul Creth pour la Voix du Nord à sa sortie en 1968: « Belle du Seigneur est beaucoup plus qu’un roman : un monument, une cathédrale, un morceau de temps recréé dans sa générosité, sa totalité. » Cela résume parfaitement bien ma vision de l’oeuvre.

A partir de 3€66 d’occasion à la Fnac.