mon année d’assistante de langue

Mon année d’assistante de langue touche à sa fin… Et il est peut-être temps de vous raconter mon expérience ! 

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Etre assistant.e de langue c’est quoi ?! Comment je postule ?!

Etre assistant.e de langue, dans mon cas, assistante de français, c’est soutenir, aider, accompagner, assister les profs de français, et aussi faire découvrir sa langue, son pays sous une autre forme, plus attractive que les heures de cours habituels. On postule via le CIEP. Il s’agit d’un dossier de motivation en ligne. On ne choisit pas vraiment sa région. On peut faire trois voeux, mais très généraux (Nord, Sud, Est, Ouest). Si vous souhaitez une région/ville particulière, écrivez-le bien. Et si vous le voulez de tout coeur, je crois qu’il faut vraiment dire que vous avez vraiment envie d’être assistant.e, mais ici, et pas ailleurs. J’ai été affectée au Heinrich-Heine-Gymnasium de Bottrop, bien qu’ayant parlé de mes études à Münster. Bottrop – en train – est à presque deux heures de Münster. 

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Pourquoi postuler ? 

Beaucoup d’étudiant.e.s postulent pour être assistant.e parce qu’iels veulent devenir prof ou instituteur, parce qu’iels veulent travailler dans le milieu pédagogique. D’autres postulent également car c’est une bonne occasion de (re)partir à l’étranger et d’apprendre une nouvelle langue ou d’améliorer des connaissances déjà présentes. Pour ma part, étant donné mon parcours, il s’agissait plutôt d’un job sympa et pas mal payé (en Allemagne, 850€ par mois pour douze heures de travail par semaine). Mais c’est en fait une bourse qui doit vous permettre de vivre tranquillement pendant votre assistanat, donc non imposable. En revanche, si vous décidez de vous lancer et de postuler, et qu’il s’avère que vous soyez pris.e, prévoyez de quoi survivre les premiers mois : il faut un compte allemand pour recevoir la bourse qui peut s’avérer difficile à ouvrir selon les banques. Petit Exkurs : Personnement, je suis chez Fidor, une banque en ligne. Ca peut faire peur car pas de bureau réel où s’adresser en cas de problème (que je n’ai jamais eu). Mais c’est facile, juste besoin de papier d’identité pour ouvrir un compte courant (il n’y a pas encore de compte épargne proposé car c’est une banque assez récente), mais c’est tout ce dont vous avez besoin ! Bref, surtout si vous utilisez principalement votre compte français, même à l’étranger, c’est plutôt bien. 

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Le système allemand, la vie pédagogique, mon école, mes impressions

Le système allemand est assez complexe. Commençons par le début. 

L’école est obligatoire entre 5 et 7 ans – cela dépend des Länder car l’Allemagne est un Etat fédéral. Tout comme la durée totale d’enseignement, certaines écoles ont par exemple une autre classe après l’équivalent de la Terminale, donc certain.e.s préparent l’Abitur (l’équivalent du bac) pendant plus longtemps selon le Land. Ce qui ne veut pas dire que c’est forcément injuste (on pourrait dire que certain.e.s ont plus du temps pour se préparer) car l’Abitur est lui aussi décentralisé, donc ce n’est pas le même selon les Länder. Si cette décentralisation est une bonne chose, c’est une autre question. 

Il existe ensuite différents types d’école. Mais d’abord, on commence soit par le Kindergarten (il n’y a pas d’école maternelle), soit à la maison jusqu’à l’arrivée en Grundschule (école primaire). Après la Grundschule, les chemins se séparent entre Hauptschule, Realschule, Gesamtschule et Gymnasium. J’étais dans un Gymnasium et c’est la forme qui se rapproche le plus de notre collège-lycée. Cependant, il y a des passerelles, un.e élève en Realschule peut rejoindre un Gymnasium par exemple. Gesamtschule, il me semble, regroupe toutes les différentes formes possibles d’enseignement. Bref, je ne vais pas m’attarder sur les formes d’école car je ne m’y connais pas assez. Mais je vais m’attarder sur le Gymnasium, mon Gymnasium. 

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Les cours peuvent s’étaler de 8h à 16h40 (il me semble), enfin sur 10 heures. Mais la plupart des cours sont déjà finis après la 8e heure (qui finit à 15h) ou même plus tôt. Les plus petits finissent à 13h20. Il s’agit de cours de 45 minutes. Deux „grandes“ pauses de vingt minutes ont lieu après la deuxième heure et après la quatrième heure. Pour les plus petits, il y aussi dans les heures de midi une „pause active“. Mais contrairement au système français, il n’y a pas de pause réservée au déjeuner. Les petit.e.s Allemand.e.s mangent TOUT LE TEMPS. Alors moi, à 11h25, retour en salle de prof, soit je me jetais déjà sur mon déjeuner (car après il s’agissait de tenir jusque 14h), soit j’attendais. Mais j’avoue que l’option déjeuner à 11h30 l’a souvent emportée. Avançant également mon dîner : dîner à 20h n’arrive que lorsque je rends visite à mes parents… 

Les notes s’étalent de 6 à 1, 1 étant la meilleure note. Vous allez me dire : Mais seulement 6 notes ?! Mais comment font-ils ? Tout d’abord, les notes de 1 à 6 correspondent également à des points de 15 à 0 (qui sont la norme pour l’Abitur) ou à un certain pourcentage de points obtenus, ce qui permet ensuite d’avoir des 1+ ou 1 glatt ou 1 – et ainsi de suite avec tous les chiffres. Bref, je ne connais pas non plus le système comme ma poche, mais je le trouve déjà un peu mieux que nos notes de 0 à 20. Je trouve qu’il n’y a pas la même pression. Et ce n’est pas un demi-point qui vous fera baisser votre note car si vous avez entre tel et tel pourcentage, vous aurez la même note. EN GROS. 

La relation prof-élève… Alors, je suis peut-être trop habituée au système français où la hiérarchie entre l’élève et le prof est quand même très présente, mais je trouve que parfois, les professeur.ses allemand.e.s sont un peu laxistes haha. C’est génial à mon avis que les élèves et les profs arrivent à avoir cette relation de confiance, aussi un peu amicale qui permet d’avoir une bonne ambiance en classe. Mais parfois, selon moi, il faut quand même faire preuve d’un peu d’autorité. Car quand on rend les devoirs écrits et que tout le monde se lève pour aller discuter sa note à l’autre bout de la classe et que la.le prof ne fait rien pour les empêcher, mais ensuite désespère car elle ou il perd du temps, j’ai envie de leur dire, imposez-vous un bon coup et peut-être que les élèves se remettront au travail. Je suis tout à fait pour abattre la hiérarchie prof-élève, mais je me suis rendue compte que parfois, il fallait quand même faire preuve d’un peu d’autorité… Car être la bonne copine, c’est sympa, mais personne ne t’écoute… Voilà haha. Mais bon, ce n’est pas non plus ma vocation de changer les systèmes éducatifs, je partage juste ma humble expérience de l’école allemande. Et n’empêche que mes petits bouts vont me manquer ! 

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P’tit bilan

A part ça… Mon école était géniale. Des collègues vraiment cool. Des élèves (presque) toujours sympas ! Surtout les plus petits, tellement motivés et mignons… Bref, mis à part le trajet Münster-Bottrop (et encore ! C’est aussi une expérience intéressante haha), c’était une paire de mois formidables et très intéressants, qui m’ont beaucoup apporté je pense. Même si je sais à présent que l’enseignement, non, jamais, pour moi, hors de question ! Mais c’était vraiment bien, et mercredi prochain, ça va être étrange de les quitter pour de bon, et de ne plus aller au travail, de ne plus voir mes petits sixièmes… Alors je vais profiter de ma liberté et de mon temps libre, ça c’est sûr haha, car ça libère quand même au moins 24h dans ma semaine, mais ça va quand même faire bizarre. Après huit mois à aller trois fois par semaine au Gymnasium, tout d’un coup plus rien… Enfin, c’est la vie !

Je ne regrette pas cette expérience et si vous avez envie d’aller faire un tour à l’étranger, foncez ! Evidemment, tout dépendra de votre affectation, de votre entente avec les autres profs, de votre environnement, mais il y a de fortes chances que ce soit génial ! Et vous pouvez même faire une deuxième année si ça vous plaît tant ! Je ne peux pas à cause de mes études, et puis j’avoue que le facteur Bottrop ne m’aurait pas incité à faire une deuxième année à Bottrop… Tout était bien, mais ce n’est vraiment pas une ville extraordinaire… Et tant qu’à faire j’aurais bien testé un autre coin en Allemagne ! Mais voilà, vraiment cool de faire un peu autre chose que ce qu’un parcours sciences po offre généralement. 

 

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2017

 

Janvier – Prelles/Berlin

 


 

Février – Lille/Reims

 


 

Mars – Lille

 


 

Avril – Berlin/Dublin

 


 

Mai – Reims/Münster

 


 

Juin – Münster

 


 

Juillet – Berlin

 


 

Août – Berlin

 


 

Septembre – Sur la route

 


 

Octobre – Paris/Haltern am See

 


 

Novembre – Vosges/Ausstellung in Oberhausen

 

 

Décembre – Reims/Vosges

 


 

hallo 2018

quésako – interrail 2017 #1

Du 4 au 24 septembre 2017
Venise – Rome – Vienne – Budapest – Cracovie – Varsovie – Berlin

Comme vous en avez sûrement déjà toutes et tous entendu parler, le 4 septembre prochain commence mon Interrail avec Mélanie.

Déjà, qu’est-ce qu’un Interrail ? Il s’agit d’un voyage en train en Europe. En mars dernier, lors des annuelles promotions qu’offrent le site, nous avons acheté nos Global Pass permettant de voyager dans toute l’Europe. Pour faire court, vous avez le choix entre plusieurs formules. D’abord vous avez le choix entre un Global Pass ou un One Country Pass, selon si vous souhaitez visiter plusieurs villes/pays d’Europe ou découvrir un seul pays. Et ensuite, selon ce que vous souhaitez, vous pouvez choisir de voyager non-stop quelques jours ou quelques semaines, ou seulement de voyager un nombre de jours donné (par exemple 5 jours de voyage sur une durée de 10 jours). Nous nous sommes décidées pour 3 semaines de voyage non-stop. Finalement, nous voyagerons un peu moins pour raisons personnelles, mais le voyage n’est guère raccourci que de quelques jours. Le plan initial contenait la visite des Îles Grecques, mais l’Interrail devant être raccourci, nous avons décidé de visiter ces Îles durant un autre voyage, pour avoir le temps de les découvrir comme il se doit !!

Nous avons décidé d’être hébergées le plus possible grâce au Couchsurfing. Solution économique et sûrement sympathique (ce sera ma première fois) de se loger durant un voyage ! Comme l’Italie est notre première étape, on y a réservé des auberges (surtout qu’il paraît que celle à Rome est géniale, elle nous a été chaudement conseillée !).

Pour chaque étape, un article (ou plusieurs) sera publié sur ce blog dans cette section consacrée à notre Interrail (peut-être après l’Interrail, peut-être pendant, rien n’est encore sûr car je ne vais pas m’encombrer de mon ordi).

Où allons-nous ? Quand y allons-nous ? Pour combien de temps ?

Le 2 septembre, je vais quitter Berlin après deux mois de stage. Mélanie venant d’Alsace, mes parents me déposeront là-bas en rentrant chez eux après une petite semaine de visite dans la ville dont je suis amoureuse. Nous partirons le 4 septembre pour une première étape : Venise. La magnifique Venise. Nous avons réservé une petite auberge en plein centre… J’ai hâte ! Ensuite, nous reprendrons la route direction Rome et ses vestiges. Là-bas, nous allons réserver dans une auberge de jeunesse qui nous a été conseillée. Puis, nous changerons de destination et irons à Vienne où un Couchsurfer a gentiment accepté de nous héberger. Après Vienne, nous rejoindrons Budapest ! Là-bas aussi, nous « couchsurferons ». Suite à notre étape hongroise, nous changerons encore de pays pour aller à Cracovie où le Couchsurfing nous offre un lieu où dormir. Puis, nous roulerons vers Varsovie qui sera l’avant-dernière étape de ce voyage (encore du Couchsurfing !). Nous rejoindrons enfin Berlin, dernière étape de ce périple où Mélanie reprendra pour Mulhouse tandis que je resterai quelques jours avant de rentrer chez moi également profitant des derniers jours de trajet restants de mon Pass.

Voilà voilà comment s’annonce notre voyage… Et je dois vous dire que j’ai vraiment très très hâte de vivre ça ! De partir, voir du pays, changer d’air !

Bon, évidemment, vous me connaissez, ce voyage va de pair avec des photos sur instagram, des petites storys snapchat, etc. Enfin vous me connaissez. Du coup, je vous invite à nous suivre sur mon compte et le compte de Mélanie où des photos seront régulièrement postées. Je ne sais pas si on sera amenées régulièrement à faire des voyages ensemble, donc j’ai décidé de ne pas créer de compte spécifique car ce serait un peu too much haha. Mais voilà, suivez-nous sur les réseaux sociaux si vous voulez aussi un peu changer d’air par procuration.

Twitter, Instagram Ju & Mel, Snapchat julyyym
Hashtag : #INTERRAILMJ2017
Oui, j’adore tous ces petits trucs de communication, genre créer des hashtags, etc. Désolée.

pourquoi je pense à devenir vegan

Alors, bien que je n’aie bien sûr pas de date anniversaire précise datant le début de mon passage au végétarisme, cela fait environ six mois que je m’y suis mise. Soit six mois. Soit la moitié d’une année. Mince, que le temps passe vite, j’ai l’impression d’avoir pris cette décision hier. Peut-être parce que la viande ne me manque pas vraiment ? Peut-être parce que ce n’est pas si difficile finalement de bannir de son alimentation viande blanche, viande rouge, poissons et autres animaux ? Seulement… je me suis rendue compte également qu’il n’est pas si compliqué de retirer œufs, beurre et autres produits laitiers de ses repas quotidiens. Premièrement je ne cuisine jamais au beurre. Deuxièmement je ne mange presque plus d’œufs. Troisièmement je n’achète jamais de yaourts à base de lait de vache ou autre lait animal et ne bois plus non plus de lait animal. Je suis une grande fan du lait de soja à la vanille et les yaourts au soja n’ont plus de secrets pour moi. Vous n’imaginez pas non plus tout ce qu’on peut faire avec du soja et du seitan. Le tempeh… Une tuerie. Et quoi ? On ne peut pas faire de gâteaux sans œufs ? Foutaises. Et des crêpes non plus ? Mensonges. En fait, une alimentation exempte de produits animaux permet de découvrir tellement de choses qu’on n’aurait jamais pensé manger auparavant. Et je vous jure qu’un Döner avec du seitan cuisiné comme du kebab, c’est une tuerie (d’ailleurs voici une adresse à Berlin que je vous recommande fortement, leur Döner c’est le jeudi car Dönerstag, et mon Dieu, on se tuerait pour en manger un !). Bref. Le petit bilan de mon alimentation établi, nous allons passer à ce qui me pousse à devenir vegan et à ce qui me retient.

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Devenir vegan
Etre vegan est souvent considéré par les ignorants comme le mode de vie un peu décalé d’un hipster qui se la joue et veut montrer qu’il est différent des autres, ou bien est souvent assimilé aux marginaux. Comme si les vegans étaient fous et ne savaient pas ce qu’ils faisaient. Et comme si c’était des extrémistes. Je veux dire. On respecte tout. Les croyants, les non-croyants, les politiques, les gauchistes, les écologistes, les Républicains, et même… Ah non, pas le Front National. Donc on respecte PRESQUE tout. Alors pourquoi pas les Vegans ? Je veux dire, ce n’est qu’une conviction parmi tant d’autres. Ce que je retiens de l’enseignement qui m’a été donné, c’est qu’il faut croire en ses convictions, respecter sa philosophie de vie, ses principes et respecter les autres. Soit, je n’approuve pas le fait de manger de la viande, mais cela veut-il dire que je ne respecte pas les gens qui le font en tant que personne ? Non. Donc, j’attends un juste retour des choses de la part des omnivores.
Si je pense à devenir vegan, c’est parce qu’en devenant végétarienne, j’ai commencé à m’intéresser de plus en plus à tout ce qui va avec le végétarisme. Et je ne cautionne pas la maltraitance des animaux. Ce sont des êtres vivants. « Do animals have less fear because they live without words? » Je ne pense pas.
Par ailleurs, l’une des raisons de mon végétarisme était également l’environnement. Réduire la souffrance de notre belle planète. Devenir vegan ne serait que l’accomplissement de mon engagement.
Donc comme tout vegan qui se respecterait, je le serais pour le bien-être des animaux et de notre planète Terre. Même si à moi seule, je ne peux pas changer grand-chose.
Alors je ne vous demande pas de devenir végétarien ou même vegan, je vous demande juste d’essayer de comprendre ce que cela implique et d’arrêter le scepticisme à deux balles. « Quoi ? Mais tu manges quoi ? Des légumes ? », « Mais c’est vraiment extrême quand même ! » Qui a dit que l’extrême était foncièrement mauvais ? (A part l’extrême-droite.) Est-ce que c’est mal de croire extrêmement en ses convictions ? Est-ce que c’est mal d’être extrêmement heureux ? Est-ce que c’est mal d’être extrêmement amoureux ? Est-ce que c’est mal de se sentir extrêmement concerné ? Est-ce que c’est mal de vivre certaines choses de manière extrême ? Non. Je ne crois pas. Voilà pourquoi je pense à passer le cap.

 

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Mais…
… c’est une étape difficile. Devenir vegan c’est contraignant. Et je ne parle pas de l’alimentation, car selon moi beaucoup de vegans affirmés, convaincus et du coup très renseignés, se nourrissent beaucoup mieux que des personnes omnivores, car les vegans (attention affirmés, convaincus et très renseignés qui savent dans quoi ils se lancent, pas des vegans de pacotille) font beaucoup plus attention à ce qu’ils mangent, à leurs apports en protéines, vitamines, à tout ce qu’on trouve ordinairement dans les produits animaux. Ce qui fait que leur mode d’alimentation est souvent beaucoup plus sain selon moi et mon observation (à une échelle microscopique) de la société.
Non, devenir vegan c’est contraignant.
Car manger dehors est plus difficile. Surtout en France si on ne veut pas se retrouver avec une salade César sans poulet, donc une salade tout court.
Car tu imposes quand même ça à ta famille et même si tu veux qu’ils comprennent, ce n’est pas facile, mais heureusement petit vegan tu sais souvent cuisiner un peu de base et t’y mets encore plus et te sens prêt à leur faire la cuisine.
Car le scepticisme et les moues sont choses courantes. Et que si tu dis que tu as fait un gâteau au chocolat, tout le monde trouve ça délicieux. Si tu rajoutes que c’est vegan, petite grimace et « mais pourquoi ? ». Exemple typique.
Car on se met un peu en marge de la société, surtout en France (oh Deutschland, tellement triste de te quitter dans trois semaines…) et que ce n’est pas forcément toujours facile.

 

et en plus, y a plein de stickers cool pour affirmer sa veganattitude hihi

et en plus, y a plein de stickers cool pour affirmer sa veganattitude hihi

Ce n’est donc pour l’instant qu’en réflexion, mais je penche fortement vers le véganisme. (Ok peut-être que vivre en Allemagne et avoir un copain vegan m’a fortement influencée… Mais peu importe, cela reste mes convictions. Je sais me forger mes propres opinions.)

Les commentaires sont les bienvenus, mais comme pour tout sujet, ce qui n’est pas constructif, n’a aucun intérêt.

billet d’humeur

Je me souviens encore de mon arrivée à Münster. Ce moment où je me suis assise sur mon lit parcourant ma chambre du regard. Mon père venait de partir et de me laisser là. Dans cette nouvelle vie. Au milieu de mes cartons. Au début, ce n’était pas facile il faut l’avouer. Et maintenant je voudrais qu’on me ramène à ce moment, il y a plus de huit mois. Je veux que tout recommence. L’été arrive et avec lui, la fin de mon année en Allemagne. A peine un peu plus d’un mois me reste-t-il ici. Je savais déjà que j’avais une prédisposition pour l’Allemagne en arrivant en NRW, en passant le concours de Sciences Po Lille/WWU Münster. Et maintenant je sais que ma vie est en grande partie ici, que je me sens bien et chez moi dans ce pays qui pourtant n’est pas le mien. Lille, j’aimais Lille. Mais ce n’est pas pareil. Ici, j’ai l’impression d’avoir vraiment commencé à vivre ma vie, à devenir une vraie adulte. À vivre tout court. Profiter de chaque instant. Les retours en France sont d’autant plus délicieux qu’on les savoure beaucoup plus qu’un aller/retour Reims/Lille qui en soi n’a rien d’extraordinaire. Quitter Münster ne sera pas facile. Quitter l’Allemagne le sera d’autant moins. Heureusement ce n’est que pour un an. Heureusement on revient.

quand je pense au retour en France

quand je pense au retour en France

P.S.: La photo à la Une date d’un de mes week-ends à Berlin.

ne plus manger de viande, est-ce possible?

Milan Kundera écrivait : « Il n’y a aucun mérite à bien se conduire avec ses semblables.(…) On ne pourra jamais déterminer avec certitude dans quelle mesure nos relations avec autrui sont le résultat de nos sentiments, de notre bienveillance ou haine, et dans quelle mesure elles sont d’avance conditionnées par les rapports de force entre individus. La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l’humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau si profond qu’il échappe à notre regard), ce sont les relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c’est ici que s’est produite la faillite fondamentale de l’homme, si fondamentale que toutes les autres en découlent. »
L’insoutenable légèreté de l’être, 1984

Cela va faire un mois que j’ai décidé de devenir totalement végétarienne. Avant je me contentais d’un mode de vie flexitarien, mangeant de la viande quand je sortais ou durant les repas de famille. Mais vivre en Allemagne, cela vous change, oui oui. Je crois qu’on ne compte plus les Français de retour au pays devenus végétariens qui se désolent du manque de propositions alimentaires pour les végétariens au restau U par exemple ou dans les restaurants qui restent traditionnels, et à moins de prendre une petite salade (et encore…), il est difficile de trouver un plat végétarien sur une carte. Même si c’est une chose qui tend à changer.

Mais pourquoi le végétarisme ? Depuis longtemps circulent sur internet ces vidéos affreuses d’abattage d’animaux, avec violence, en masse, de manière répugnante. Déjà, une première prise de conscience. Mais, me diriez-vous, pourquoi ne pas simplement manger moins souvent de viande et faire attention aux labels qui prouvent l’élevage correct de l’animal et la qualité. Car oui, la viande industrielle non merci… Et bien, oui c’est déjà un premier pas. Mais en ce qui me concerne j’ai décidé d’aller plus loin. Pour des raisons éthiques et des raisons environnementales. Si vous ne le saviez pas déjà, l’environnement, c’est un de mes sujets de prédilection (ok, pas vraiment sur ce blog encore). J’ai été élevée par des parents aux tendances écolos qui ont d’ailleurs deux magasins bios. J’ai toujours mangé des trucs étranges comme le seitan ou les croc tofu (google it), bu du lait de riz ou de soja au petit déjeuner et mangé des fruits de saison. J’ai une grand-mère très portée sur l’écologie également avec des autocollants en tous genres collés sur sa voiture pour protester contre le nucléaire ou autre. On n’a jamais non plus été des gros mangeurs de viande dans la famille. Donc mon environnement de départ était assez propice à ma transition végétarienne. Et mon arrivée en Allemagne a clairement rendu cette transition inévitable. J’avais déjà rencontré quelques étudiants de l’année supérieure de mon cursus qui avaient raconté qu’ici, devenir végétarien, c’est tellement simple que, quand ils sont revenus à Lille, c’était fini, le végétarisme s’était emparé d’eux ! Et puis on rencontre pas mal de gens végé ou vegan, du coup, on réfléchit, on se pose des questions, on se renseigne, on lit pas mal d’articles sur le sujet, et on décide de sauter le pas. Parce que ça paraît évident. Certains diront que c’est de l’extrémisme et très radical (clin d’oeil à ma marraine que j’adore quand même). D’autres accepteront tout de suite mais sans vraiment trop comprendre. Et encore d’autres trouveront ça génial. Bref, les avis sont variés. Mon père a trouvé un nouveau sujet de blagues et ma mère m’a acheté de la Spiruline. Et voilà, presque un mois que je n’ai pas touché un morceau de viande (j’ai même fait une raclette sans viande…), et je peux vous dire que je le vis très très bien.

Après il y a l’étape supérieure, devenir vegan, supprimer tous les produits laitiers ou provenant des animaux. Alors, je ne dis pas que je ne franchirai jamais le pas (et oh je vois déjà les gros yeux de ma famille et de certains de mes amis haha), mais pour l’instant je ne suis pas prête à renoncer aux oeufs (oui j’aime quand même mes omelettes ratées) et à nos bons fromages accompagnés de leur petit verre de vin ! Mais entre le végétarisme et le véganisme, il n’y a qu’un pas. Sachez-le.

Voilà voilà, vous savez tout ! Et ici 400 raisons de devenir végétarien « pour sauver des vies et la planète ».

Et puis bon, Darwin, Edison, Huxley, Kafka, von Humboldt, Platon, Sand, Voltaire, Einstein, Socrate, et j’en passe, étaient eux aussi végétariens… Alors pourquoi pas vous ?

P.S.: Pourquoi vous mangez du poulet alors que pour rien au monde vous ne voudriez qu’on tue votre chat ?

le quotidien banal d’une étudiante

On part faire ses études. Loin. A l’étranger. On n’attendait que ça. Et puis on y est. Au début, on a un peu le blues. C’est plus pareil pour rentrer chez soi, c’est plus le même pays, c’est plus chez nous, c’est encore un nouveau lieu auquel on doit s’habituer. Puis ça passe. Assez vite. On prend ses nouvelles marques. On décore sa nouvelle chambre avec des photos, des posters, des cartes postales. On arrange le lieu un peu comme on veut. On repère son petit magasin (bio dans mon cas) où on fera ses courses régulièrement, telle une habituée. On prend ses aises. On a son bol préféré dans le placard. Et on a enfin trouvé comment fonctionnait l’éplucheur à légumes (étrange et en aucun point semblable aux éplucheurs à légume dont on avait l’habitude chez nous). On a sa place dans le frigo et son étagère de bouffe. On commence à avoir sa petite routine. Le mardi on mange avec les copines. Le jeudi on va à la boxe. Le week-end on s’occupe en allant à Cologne, ou bien Berlin ou au cinéma ou peut-être voir une expo. On va courir deux ou trois fois par semaine autour de l’Aasee, entre canards et paysages champêtres. On dit bonjour aux voisins quand on les croise. On reçoit NEON, son magazine préféré. On s’amuse de certaines habitudes allemandes (pendant qu’eux doivent s’amuser de certaines manies françaises). On discute de temps en temps avec sa coloc en faisant la cuisine. On a sa vie, quoi. Parfois quelques coups de mou. Quand on sait qu’il y a repas de famille là-bas chez nous et que de notre côté on est seule dans notre appart un samedi soir. Quand on voit des photos de sa soeur et qu’on a envie de passer du temps avec elle. Quand on tombe sur des publications partagées par sa mère ou son père et qu’on aimerait bien parler de ce sujet avec eux. Quand on aimerait juste dîner un soir à la maison et écouter les blagues pas drôles de Papa et s’amuser de voir Maman tomber dans le panneau une fois sur deux et s’exaspérer d’avoir une ado (bien comme il faut) comme soeur (bien que c’est le cycle de la vie et qu’il faut bien en passer par là). Mais c’est juste des petits coups de mou, rapides, brefs, ils passent vite. Et puis… vient le week-end tant attendu où on rentre à la maison, enfin presque, en France. On a trouvé un moyen assez facile et bon marché de rentrer, c’est deux semaines avant Noël, une petite coupure, un moment qu’on attendait puissance mille. Et le week-end se passe. On est trop heureuse, on est en famille, on voit sa grand-mère chez qui les retrouvailles se passent, ses cousins, leurs parents, nos parents, notre petite soeur. Presque tout le monde, quoi. Les gens importants pour nous, en fait. Donc on profite, mais le temps passe vite. On est déjà dimanche soir. Tout le monde rentre chez soi. Nous, on rentre que le lendemain matin très tôt en covoiturage. On a un peu le cafard, toujours l’impression qu’on s’est pas tout dit, qu’on aurait eu encore plein de choses à partager, mais c’est trop tard. On passe une dernière soirée avec notre grand-mère. Après des résultats d’élections pitoyables, désespérants et angoissants, on regarde une petite comédie pour oublier un peu. Et c’est déjà lundi, il faut repartir, le trajet du retour est long et déprimant. La journée sera longue et déprimante. Pour la peine, à midi on a mangé ses sandwichs, mais aussi quelques gâteaux, des céréales et du chocolat parce qu’il faut bien se remonter le moral et puis tant pis pour la ligne. On reprend peu à peu le rythme, on est allée faire les courses au magasin bio. On a rangé sa chambre. Fignolé quelques demandes de stage. Demain, cela reprendra pour de bon. Normalement. La routine étudiante. Bientôt Noël. Le coup de blues passera dans la nuit.

moi quand je rentre à Münster après un super week-end

moi quand je rentre à Münster après un super week-end

Morale de l’histoire : on est toujours heureux de devenir étudiant, (presque) indépendant, mais finalement c’est pas toujours si facile.